Vie privée – L'App Store, un air de talon d'Achille pour Apple
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Vie privéeL'App Store, un air de talon d'Achille pour Apple

L'App Store a comme des airs de talon d'Achille pour Apple. Des journalistes ont découvert que des applications partagent les informations confidentielles à l'aide de «trackers».

Les «trackers» analysent l'activité de l'usager et envoient des données à des firmes d'analyse de données et de marketing.

Les «trackers» analysent l'activité de l'usager et envoient des données à des firmes d'analyse de données et de marketing.

En 2007, Apple révolutionne le monde de la tech avec son iPhone bourré d'applications mobiles, des «apps» devenues aujourd'hui incontournables. Douze ans plus tard, «l'App Store» est critiquée de toutes parts: applications intrusives, monopole... Alors qu'Apple se présente comme le héraut de la protection de la vie privée et veut se renforcer dans les «services», ces critiques tombent particulièrement mal pour la firme à la pomme.

Les développeurs conçoivent les applications qui, si Apple les valide, se retrouvent sur l'App Store, seul endroit où les utilisateurs d'iPhone ou d'iPad peuvent les télécharger, d'où certaines accusations de monopole contre la boutique en ligne de la marque. Cette semaine, le Washington Post et le Wall Street Journal (WSJ) ont mis en lumière le fait que nombre d'applications disponibles sur l'App Store, y compris certaines destinées aux enfants, étaient équipées de «trackers». Ces petits modules discrets analysent l'activité de l'usager et envoient des données à des firmes d'analyse de données et de marketing sans que l'utilisateur en soit toujours clairement informé.

100 000 applications vérifiées chaque semaine

«Bravo, vous avez acheté un iPhone! Vous avez pris une excellente décision en matière de vie privée... jusqu'à ce que vous téléchargiez une app depuis l'App Store», ironise la journaliste spécialisée Joanna Stern dans sa chronique. D'après le WSJ, Apple pourrait d'ailleurs annoncer lundi une limitation du «tracking» par les applications pour enfants. Si les «trackers» sont monnaie courante, l'envoi via un appareil Apple de données telles qu'adresse e-mail ou géolocalisation peut sembler quelque peu contradictoire avec le récent slogan de l'entreprise: «Ce qui se passe dans votre iPhone reste dans votre iPhone».

Sentant le vent du boulet, Apple est monté au créneau cette semaine avec une nouvelle page sur son site, consacrée à la défense de l'App Store. «Nous avons créé l'App Store avec deux objectifs: que ce soit un endroit sûr et de confiance pour les clients» et «une formidable opportunité (financière) pour les développeurs», écrit Apple. La firme assure vérifier 100 000 applications par semaine et en valider 60%. Le reste est rejeté d'abord en raison de «petits bugs», puis en raison d'«inquiétudes sur la protection de la vie privée».

(L'essentiel/afp)

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