Jean-Claude Juncker – L'approche de Corbyn sur le Brexit, «irréaliste»

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Jean-Claude JunckerL'approche de Corbyn sur le Brexit, «irréaliste»

Le dirigeant britannique Boris Johnson et le chef de l'opposition Jeremy Corbyn se sont écharpés mardi, concernant le casse-tête du Brexit.

Juncker reviendrait à la future Commission de «décider si oui ou non il y a une marge de manœuvre pour un nouvel accord».

Juncker reviendrait à la future Commission de «décider si oui ou non il y a une marge de manœuvre pour un nouvel accord».

AFP/Frederick Florin

Le Premier ministre conservateur a ouvert les hostilités en adressant une lettre au leader travailliste, dans laquelle il lui demande de clarifier sa position ambiguë sur la sortie de l'Union européenne. Celle-ci n'a toujours pas été mise en oeuvre plus de trois ans après son vote à 52% par référendum en 2016.

«Quand ils choisiront leur prochain Premier ministre, les électeurs méritent d'avoir une image précise de ce que chaque dirigeant potentiel fera en ce qui concerne le Brexit», a-t-il écrit dans cette missive publiée par ses services. «Durant des mois, vous avez refusé de dire quelle sorte d'"accord" vous voulez avec l'UE. Le temps est maintenant venu de clarifier et d'expliquer ce qu'est réellement votre projet», a ajouté le dirigeant conservateur.

Thatchérisme sur stéroïdes

Jeremy Corbyn n'a pas tardé à répliquer, bien décidé à ravir le pouvoir à son adversaire conservateur. Il l'a accusé de vouloir «détourner» le Brexit pour raboter les droits des travailleurs et ouvrir le service public de santé britannique (NHS) au secteur privé américain, dans le cadre d'un accord de libre-échange avec les États-Unis. «Pour beaucoup dans le Parti conservateur, c'est ce dont il a toujours été question à propos du Brexit: faire marche arrière sur les bénéfices obtenus de haute lutte par la classe ouvrière durant des générations», a-t-il dénoncé, évoquant du «thatchérisme sur stéroïdes».

Jeremy Corbyn a promis de résoudre le casse-tête «en six mois» s'il arrive au pouvoir. Il a dit vouloir négocier avec Bruxelles un nouvel accord de divorce «en trois mois», qui prévoirait une forme d'union douanière avec l'Union européenne. Il le soumettrait ensuite à un référendum qui proposerait aussi aux électeurs la possibilité de rester dans le giron européen. Mais lui-même s'est gardé de dire quelle option avait sa préférence.

Dans une interview à la BBC, le président sortant de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a estimé que la proposition de Jeremy Corbyn ne représentait pas une «approche réaliste», soulignant qu'il reviendrait à la future Commission de «décider si oui ou non il y a une marge de manœuvre pour un nouvel accord».

(L'essentiel/afp)

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