France/Grand Est – L'archevêque de Strasbourg démissionne
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France/Grand EstL'archevêque de Strasbourg démissionne

L'archevêque de Strasbourg, Jean-Pierre Grallet, a écrit au pape François pour lui remettre sa charge, alors qu'il atteindra dans quelques jours la limite d'âge de 75 ans.

Mgr Grallet est archevêque de Strasbourg depuis neuf ans.

Mgr Grallet est archevêque de Strasbourg depuis neuf ans.

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«Je viens d'envoyer ma lettre de remise de charge au pape François pour qu'il l'ait le 20 mai (jour de ses 75 ans, NDLR)», indique dans les colonnes du journal régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace Mgr Grallet, archevêque de Strasbourg depuis neuf ans. Le pape Paul VI avait invité, à la suite du Concile Vatican II en 1966, les évêques à «présenter spontanément, au plus tard après avoir atteint l'âge de 75 ans, la renonciation à leur office», des règles réaffirmées en 2014, selon le site internet du Vatican.

«Je suppose que la nomination de mon successeur ne se fera que dans les mois qui viennent», précise Jean-Pierre Grallet, alors que cette tâche revient au pape François, auquel une commission des évêques proposera différents noms, explique-t-il. Mgr Grallet souligne que les particularités du diocèse de Strasbourg, «un diocèse concordataire qui implique des va-et-vient entre le Saint-Siège et le gouvernement français», exigent un archevêque qui ait avoir «le souci du bon rapport entre l'Église et l'État».

Son successeur devra également selon lui «porter le souci de l’œcuménisme et de l'Europe». Le régime dit «concordataire», en vigueur dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et en Moselle, date de l'époque napoléonienne. Il a été supprimé dans le reste de la France par la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, mais cette loi n'a jamais été appliquée dans les trois départements de l'Est de la France, alors sous domination allemande. En découle notamment la rémunération par l’État des prêtres, pasteurs et rabbins.

(L'essentiel/AFP)

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