Guerre en Syrie – L'armée aurait utilisé des armes chimiques

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Guerre en SyrieL'armée aurait utilisé des armes chimiques

L'armée syrienne a utilisé des agents chimiques au cours du bombardement de zones tenues par les rebelles dans l'est de la capitale, Damas, selon l'OSDH. 100 personnes seraient mortes.

Les autorités syriennes ont démenti l'utilisation d'armes chimiques dans des bombardements sur la banlieue de Damas.

Les autorités syriennes ont démenti l'utilisation d'armes chimiques dans des bombardements sur la banlieue de Damas.

AP

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des centaines de personnes, dont des enfants ont été tués au cours du bombardement, qui a visé Mouadamiya, au sud-ouest de Damas. L'organisation basée à Londres, qui dispose d'un important réseau d'informateurs sur place, a rapporté que le bombardement était le plus violent mené par l'armée depuis le début du conflit, en 2011.

L'OSDH a demandé à l'équipe de l'ONU et aux organisations internationales de visiter les zones frappées pour assurer l'arrivée d'aide humanitaire et «lancer une enquête afin de déterminer qui est responsable du bombardement et leur demander des comptes». Des enquêteurs des Nations unies sont arrivés dimanche, à Damas, pour enquêter sur une possible utilisation d'armes chimiques dans la guerre civile syrienne. Des militants du comité de coordination locale, une organisation communautaire présente sur place, ont déclaré qu'au moins 30 corps avaient été apportés dans un hôpital de campagne, à Kafr Batna, à quelques kilomètres à l'est de Damas.

Les forces de Bachar-el-Assad et les insurgés s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à des armes chimiques. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, sont parvenus à la conclusion que du gaz sarin avait été utilisé à plusieurs reprises en Syrie.

(L'essentiel Online/AFP)

Les autorités démentent

Les autorités syriennes ont démenti mercredi l'utilisation d'armes chimiques dans des bombardements sur la banlieue de Damas qui auraient fait selon les militants antirégime des dizaines de morts.

«Les informations sur l'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta (banlieue de Damas) sont totalement fausses», a affirmé l'agence de presse officielle Sana, accusant des chaînes satellitaires notamment Al-Jazeera et Al-Arabiya «impliquées, selon elle, dans l'effusion du sang syrien et soutenant le terrorisme» de diffuser des informations «infondées».

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