Décision en France – L'arrêt des soins de Vincent Lambert validé
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Décision en FranceL'arrêt des soins de Vincent Lambert validé

Le Conseil d’État s'est prononcé ce mardi pour l'arrêt des soins qui maintiennent en vie Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis six ans.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris contre l'euthanasie des personnes âgées et dépendantes, quelques heures avant la décision très attendue du Conseil d’État.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris contre l'euthanasie des personnes âgées et dépendantes, quelques heures avant la décision très attendue du Conseil d’État.

AP

Jugeant légale la décision médicale prise par le CHU de Reims de mettre fin aux traitements de Vincent Lambert, la plus haute juridiction administrative française a rejeté la demande des parents de cet homme de 38 ans qui souhaitent son maintien en vie. Le Conseil d'État a ainsi suivi l'avis du rapporteur public, qui avait préconisé vendredi l'arrêt des soins, estimant que le patient était maintenu «artificiellement» en vie, ce qui relevait d'une «obstination déraisonnable».

«La décision rendue aujourd'hui par le Conseil d'État (...) s'inscrit dans le cadre tracé par la loi Leonetti (NDLR: loi qui proscrit l'acharnement thérapeutique)», a déclaré Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil, dans une courte déclaration à l'issue de l'audience. Si le Conseil d'État «a souligné que l'état médical le plus grave, y compris la perte irréversible de toute conscience, ne peut jamais suffire à justifier un arrêt de traitement», il a également estimé «qu'une attention toute particulière doit être accordée à la volonté du patient», a ajouté M. Sauvé.

Dans le cas de M. Lambert, «il résulte de l'instruction qu'il avait, avant son accident, clairement et à plusieurs reprises exprimé le souhait de ne pas être artificiellement maintenu en vie», a expliqué M. Sauvé, précisant que «le médecin en charge de M. Lambert avait respecté les conditions imposées par la loi pour l'arrêt des traitements».

(L'essentiel/AFP)

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