Au Luxembourg – L'assurance commence à bien profiter du Brexit
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Au LuxembourgL'assurance commence à bien profiter du Brexit

LUXEMBOURG – Les départs d'entreprises sur le marché de l'assurance sont compensées par l'arrivée de nouvelles, particulièrement du Royaume-Uni.

Claude Wirion, directeur du commissariat aux Assurances.

Claude Wirion, directeur du commissariat aux Assurances.

Editpress/Didier Sylvestre

L'avenir prometteur du secteur de l'assurance non vie au Luxembourg, prédit ces deux dernières années par le commissariat aux Assurances, se confirme. Un regain imputable au Brexit. L'an passé, douze assureurs non vie dont dix venus du Royaume-Uni, ont ainsi choisi d’établir leur centre d’activités au Grand-Duché.

«2018 était encore une année de transition où l'on a eu une transition modeste de l'ordre de 3% de l'encaissement. Cette année, cela sera différent car les compagnies du Brexit ont seulement commencé à souscrire pour la plupart d'entre elles au 1er janvier de cette année-ci. Rien que pour le premier trimestre, on a vu un triplement de l'encaissement en assurance non vie», commente Claude Wirion, directeur du commissariat. La somme des bilans et l'encaissement de primes en non vie avancent de 13,8% et 22,3% sur un an, à respectivement 15 milliards et 5 milliards d'euros.

«Sinistralité plus clémente»

Si les volumes restent bien plus importants en assurance vie, les progressions ont été plus modestes l'an passé: +2,2% pour la somme des bilans (183 milliards d'euros) et +2,5% d'encaissement (24 milliards d'euros). Après trois années consécutives de croissance, la réassurance a vu son encaissement reculer de 2,5% l'an passé à 10 milliards d'euros. Derrière une «sinistralité (NDLR.: taux de sinistres) plus clémente» l'an passé au niveau mondial qui se répercute dans les résultats luxembourgeois, la «forte concentration de l’activité sur quelques acteurs seulement», influe sur les résultats.

Au final, les résultats après impôts de l'ensemble du secteur fléchit de 16,1% en 2018, et s'établit à 647 millions d'euros. «Les profits ont légèrement baissé mais dans tout cela il y a des effets uniques de compagnies qui ont démarré une activité importante avec des pertes dans les premières années, ce qui est tout à fait normal. Il n'y a pas lieu d'être inquiet, les pertes d'aujourd'hui seront, nous l'espérons, les profits de demain», explique Claude Wirion. En termes d'emploi, le secteur continue de créer des postes, avec 8 582 unités recensées l'an passé (+3,4%), pour 295 entreprises recensées fin juin 2019 (+1 par rapport à janvier 2018).

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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