L'Atelier s'apprête à prendre ses aises

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L'Atelier s'apprête à prendre ses aises

Parler du déménagement de L'Atelier, c'était en dire trop ou pas assez.

Une programmation pointue concoctée par des propriétaires fonctionnant au coup de cœur: rue de Hollerich, L'Atelier a su s'imposer comme une institution dans une ville où l'offre musicale était quasi inexistante. Tant et si bien qu'au bout de douze ans la salle commence être à l'étroit. Tickets écoulés en une heure ou encore manque de place pour décharger tout le matériel des groupes.

«Déménagement», le morceau a été lâché mercredi par le bourgmestre Paul Helminger. À contre-cœur, Laurent Loschetter de L'Atelier confirme: «Des discussions avec la Ville pour trouver un site sur son territoire sont en cours depuis deux ans... dans le plus grand secret ».

Les anciens abattoirs seraient envisageables, précise Xavier Bettel, échevin de la ville. «De mieux en mieux», commente Loschetter. S'il ne confirme rien, ce dernier admet que c'est un très beau site... avec un très grand parking... idéal pour une infrastructure avec un grand bar, une grande et une petit salle. Mais rien de trop monumental: «L'idée est d'accueillir plus de spectateurs et de permettre aux groupes de monter les spectacles dont ils ont envie, tout en gardant ce qui fait l'esprit de L'Atelier».

D'ailleurs, si la forme du partenariat reste encore à définir, pour L'Atelier «pas question de devenir le nouveau centre culturel des jeunes. Nous ne sommes pas là pour être des fonctionnaires. On fonctionnera comme une entreprise standard».

Séverine Goffin

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