Bande dessinée – L'auteur de «Joe Bar Team» imagine la course du siècle
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Bande dessinéeL'auteur de «Joe Bar Team» imagine la course du siècle

Fane, l'auteur de «Joe Bar Team», se délecte avec une nuée de voyous et de chouettes nanas motorisés dans une course dantesque.

Une route désaffectée en plein désert, une vieille station-service et de la poussière. Lorsque Billy Joe, ténébreux leader des Red Noses, pousse la porte de chez les O’Neil, il vient remettre son titre en jeu. À l’appel du plus éminent gang du pays, des dizaines de «voyous» du volant et autres fous de vitesse vont se retrouver en plein désert pour une gigantesque course clandestine dont le vainqueur sera élu «chef de meute» pour un an.

Mais ce site perdu, avec ses hectares de pistes arides qui l’entourent, va se retrouver dans le collimateur des autorités et des médias. Et la Station «Lisa Dora» devenir le théâtre des pires dérapages. «J'ai digéré toutes mes influences fétiches, cette espèce de révolution mécanique du temps de "Hot Rod" et "American Graffiti", et mes petits fantasmes pour en tirer cette histoire», explique Fane, auteur de ce «Streamliner», prévu en deux tomes (suite et fin prévues en septembre).

Dans un registre graphique qui secoue, il livre une symphonie pour bolides, aventuriers et jolies filles, interprétée pied au plancher sur fond d’Amérique éternelle. La jolie et innocente Cristal aura fort à faire pour rester ce qu'elle est, aux côtés de son père, Evel O’Neil, vieille gloire de la compétition automobile vintage soi-disant rangée des bagnoles.

Ils se croyaient seuls au monde. C'était avant que Billy Joe n'arrive pour faire renaître l’esprit streamliner, ces courses automobiles extrêmes et presque sans règles qui ont fait la gloire des bolides d’antan et de leurs pilotes, à l’orée des années 50. Père et fille accepteront le défi, Cristal prenant elle-même le volant de la Black Widow, bolide de légende qui fut naguère la voiture de son père, à l’époque où on le surnommait le Duke…

«Ce devait être une histoire de science-fiction. Mais j'ai fini par changer mon fusil d'épaule pour revenir à une atmosphère plus sixties, plus US surtout», dit Fane. Évidemment, la course va connaître une tournure inattendue, à mesure que s’y greffent successivement des fédéraux dévoyés du secret service, un groupe de filles très rock’n’roll, des publicitaires à l’affût d’un bon coup, des médias sans scrupules affamés de scoops et même un jeune tueur psychopathe en cavale.

(Denis Berche/L'essentiel)

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