Italie – L'avenir politique de Berlusconi se joue mardi

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ItalieL'avenir politique de Berlusconi se joue mardi

Silvio Berlusconi restera-t-il au pouvoir? Telle est la question dont la réponse est attendue mardi.

Silvio Berlusconi devra-t-il faire ses adieux au pouvoir, mardi? (AFP)

Silvio Berlusconi devra-t-il faire ses adieux au pouvoir, mardi? (AFP)

Silvio Berlusconi joue une partie de son avenir politique ce mardi au Parlement, où sénateurs et députés sont appelés à lui renouveler ou non leur confiance. Si le président du Conseil Silvio perd l'un des deux votes, il devra démissionner.

Le président Giorgio Napolitano devra alors soit confier la formation d'un nouveau gouvernement à une nouvelle personnalité - ou à M. Berlusconi lui-même -, soit convoquer des élections législatives anticipées. En revanche, dans le cas contraire, le «Cavaliere» confirmera qu'il est, à 74 ans, l'un des plus grands survivants de la scène politique italienne.

Les résultats du vote des sénateurs devraient être connus vers 11h30. A la Chambre des députés, le suspense devrait être levé vers 13h30. Certains observateurs estiment que la balance pourrait pencher d'un côté ou de l'autre à une ou deux voix près.

Annus horibilis

Par le passé, Silvio Berlusconi a su déjouer les pronostics et renverser des situations compromises pour remporter trois législatives depuis sa première victoire, en 1994.

Mais au terme d'une année marquée par des soupçons persistants de corruption et de conflits d'intérêts, des scandales de moeurs et un divorce politique spectaculaire avec son ex-allié Gianfranco Fini, il n'est plus assuré d'une majorité automatique au Parlement.

Président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini a créé sa propre formation politique, Futur et liberté pour l'Italie (FLI), en entraînant dans son sillage une quarantaine de parlementaires.

Appel aux «modérés»

Dans un discours au Sénat, le chef du gouvernement en a appelé lundi à la responsabilité des parlementaires, les prévenant qu'ils mettraient la stabilité du pays en péril s'ils faisaient chuter son gouvernement en pleine crise des dettes souveraines dans la zone euro. «C'est une folie d'ouvrir une crise sans solution en vue», a déclaré M. Berlusconi devant les sénateurs.

Il a aussi tendu la main vers les transfuges de M. Fini et les élus du centre en promettant d'ouvrir son gouvernement à une large coalition «modérée».

(L'essentiel Online/AFP)

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