Réflexion au Luxembourg – L'e-cigarette, une cigarette comme une autre?

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Réflexion au LuxembourgL'e-cigarette, une cigarette comme une autre?

LUXEMBOURG - Le ministère de la Santé envisage sérieusement d'assimiler les cigarettes électroniques aux cigarettes classiques. La législation sur le tabac pourrait être adaptée courant 2015.

Le ministère veut faire évoluer la législation à partir de «données fiables basées sur des études scientifiques».

Le ministère veut faire évoluer la législation à partir de «données fiables basées sur des études scientifiques».

AFP

Au 1er janvier 2014, quand le tabac a été interdit dans les cafés et les clubs, il était question que l'e-cigarette suive le même chemin avant la fin de l’année. Mais finalement le ministère de la Santé s'est donné le temps de la réflexion. Une réflexion toujours en cours mais dont les grandes orientations sont claires.

«L'idée d'assimiler les cigarettes électroniques aux cigarettes classiques constitue une piste de réflexion très sérieuse», affirme ainsi Lydia Mutsch, ministre de la Santé, dans une réponse parlementaire publiée ce mardi. Mais, même si le ministère semble décidé, l'avenir de la cigarette électronique n'est pas définitivement scellé pour autant. «La décision sera prise en considération de données fiables basées sur des études scientifiques en ce qui concerne le
degré de nocivité exact de ce produit», explique la ministre socialiste.

5 à 15 fois plus nocive que le tabac?

Rappelons qu'une étude publiée il y a quelques jours, affirmait que l'e-cigarette pouvait être 5 à 15 fois plus nocive que le tabac. Selon les chercheurs, cela est lié à la vapeur qui contient la nicotine dans les cigarettes électroniques, une vapeur chauffée au maximum et aspirée profondément, donc, selon eux, plus dangereuse.

Le ministère de la Santé dit vouloir profiter de la transposition en droit national de la directive européenne sur les produits du tabac (qui doit se faire d’ici le 20 mai 2016) pour régler les démarches à prendre. Le gouvernement tranchera donc cette question «au cours de cette année afin de pouvoir assurer la mise en œuvre de la directive», détaille Lydia Mutsch.

(FR/L'essentiel)

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