Enseignement au Luxembourg – L'école de médecine évaluée à 65 millions/an

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Enseignement au LuxembourgL'école de médecine évaluée à 65 millions/an

LUXEMBOURG - Le coût projeté de la Luxembourg Medical School de l'Uni est conséquent. Les autorités se donnent jusqu'à fin 2015 pour décider de sa création.

Marc Hansen et Rainer Klump ont présenté les études de faisabilité et d'impact de l'école de médecine.

Marc Hansen et Rainer Klump ont présenté les études de faisabilité et d'impact de l'école de médecine.

L'essentiel

Le Luxembourg manque de nouveaux médecins. Et pour les résidents l'accès aux études de médecine à l'étranger devient de plus en plus compliqué. L'Université du Luxembourg a donc à cœur la création de sa Luxembourg Medical School (LMS). Seulement les études d'impact financier présentées ce matin arrivent à des conclusions très différentes.

L'étude qu'elle a menée avec une agence suisse conclut que l'Université «est capable de gérer une école de médecine offrant six années de formation, à raison d'une cinquantaine d'élèves par année», explique le recteur de l'Uni, Rainer Klump. Celle-ci existerait en grande partie en milieu hospitalier, permettrait de garantir l'accès à des études de médecine aux résidents et collaborerait avec le secteur de la recherche en biomédecine. Sous cette forme elle pourrait, toujours selon l'étude, ouvrir pour l'année universitaire 2017/2018 et coûterait entre 30 et 35 millions d'euros par an.

L'étude commandée par le gouvernement à Deloitte, elle, évalue le coût annuel de la LMS à près du double: 60 à 65 millions d'euros par an. Une somme conséquente quand on sait que la dotation annuelle totale de l'Uni est de 145 millions d'euros. «Au vu de cette disparité, l'analyse des coûts et bénéfices de la LMS doit être menée plus en détail», à décidé Marc Hansen, le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche. «Nous ne pouvons pas embarquer le pays dans une telle responsabilité financière à long terme sans en avoir étudié tout les aspects». Les autorités se sont donné jusqu'à fin 2015 pour plancher sur le sujet. «Nous déciderons alors si nous donnons le feu vert à la LMS, et sous quelle forme, ou si nous nous tournons vers une solution alternative telle qu'une coopération avec d'autres universités».

(Séverine Goffin)

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