Croissance en Allemagne – L'économie allemande a mis le turbo début 2016

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Croissance en AllemagneL'économie allemande a mis le turbo début 2016

L'économie allemande a surpassé les attentes avec une croissance du PIB de 0,7% au premier trimestre mais elle aura du mal à tenir le rythme.

Entre janvier et mars, le PIB allemand a progressé de 0,7% par rapport au dernier trimestre de 2015.

Entre janvier et mars, le PIB allemand a progressé de 0,7% par rapport au dernier trimestre de 2015.

AFP

Ce rythme de croissance «marque la plus forte progression depuis ces deux dernières années. Et au vu des données déjà disponibles pour les pays du G7, l'Allemagne a même fait mieux que ses pairs», souligne Andreas Rees, économiste chez UniCredit. Entre janvier et mars, le PIB allemand a progressé de 0,7% par rapport au dernier trimestre de 2015, en données corrigées des variations saisonnières, là où les économistes attendaient 0,5%.

Sur les trois premiers mois de 2016, la première économie européenne a été tirée principalement par la consommation des ménages, les dépenses publiques et les investissements privés, dans le bâtiment et les équipements notamment. «En revanche, la croissance a été freinée par le commerce extérieur, car les importations ont grimpé plus vite que les exportations», fait remarquer l'Office allemand de statistiques Destatis, qui publie ces données.

Niveau faible d'investissements

Pour la plupart des analystes, il sera difficile de maintenir le rythme du premier trimestre ces prochains mois. Les prévisions officielles de croissance pour l'année s'échelonnent de 1,5% (FMI) à 1,7% (gouvernement), ce qui laisse présager un fléchissement dans les mois à venir. «L'évolution de la production et des entrées de commandes suggère que la production ne va croître qu'à petits pas», pointe Simon Juncker, de l'institut économique DIW.

Pour son confrère Jörg Krämer, de Commerzbank, «la faible demande en provenance des économies émergentes et la dissipation du soutien apporté par la dépréciation de l'euro en 2014» plaident également contre une croissance vigoureuse ces prochains mois. Dans ce contexte, certains s'inquiètent du niveau toujours faible d'investissements des entreprises allemandes et du peu d'entrain affiché par Berlin pour mener de nouvelles réformes structurelles, comme l'ont récemment demandé plusieurs institutions internationales dont le FMI.

(L'essentiel/AFP)

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