Crainte de contagion – L'Egypte s'inquiète de la vente de gilets jaunes

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Crainte de contagionL'Égypte s'inquiète de la vente de gilets jaunes

La vente de gilets jaunes est restreinte depuis quelques jours en Égypte. Le pays craint, comme en France, une contagion et une révolte.

Des responsables de la sécurité nationale ont peur de la contagion après les manifestations en France.

Des responsables de la sécurité nationale ont peur de la contagion après les manifestations en France.

AFP

Cinq vendeurs qui se trouvent au Caire ont affirmé que la vente de gilets jaunes n'était pas possible sans autorisation. Selon l'un d'eux, «pour vendre des gilets jaunes, il faut le feu vert du commissariat de police» du quartier. Le propriétaire d'un autre petit commerce accepte de vendre discrètement un gilet jaune, lançant toutefois: «Cachez-les vite! Vendre ces vestes devient plus dangereux que de vendre de la drogue».

«Des responsables de la sécurité nationale sont venus et nous ont demandé de ne pas vendre de gilets jaunes», affirme un troisième commerçant. «Ils ont peur de la contagion après les manifestations en France». Par ailleurs, selon un des importateurs contacté par l'AFP, qui a requis l'anonymat, l'ordre a été donné aux entreprises importatrices, «la semaine dernière», de fournir uniquement les compagnies et non plus les détaillants qui vendent aux particuliers.

Révolte de 2011

Issus majoritairement des classes populaires et moyennes, les «gilets jaunes», qui tirent leur nom du gilet fluorescent que doit posséder chaque automobiliste en France, se disent excédés par la politique fiscale et sociale du président Emmanuel Macron, qu'ils jugent injuste et manifestent depuis plusieurs semaines. En Égypte, les manifestations sont elles-mêmes soumises à une autorisation policière. Les restrictions sur la vente des gilets jaunes interviennent à quelques semaines du huitième anniversaire de la révolte de janvier 2011, qui a renversé le régime du président Hosni Moubarak, après des manifestations de masse.

À cette occasion, les autorités égyptiennes craignent des manifestations non autorisées et des débordements.

(L'essentiel/afp)

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