«Jihad sexuel» – L'EI vend des esclaves sexuelles sur Facebook

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«Jihad sexuel»L'EI vend des esclaves sexuelles sur Facebook

Des jihadistes de l'État Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Des jihadistes de l'État Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Des jihadistes de l'État Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone

«À tous ceux qui pensent acheter une esclave, celle-ci est à 8 000 dollars». C'est comme cela que débute une annonce postée sur Facebook, le 20 mai 2016, attribuée à un combattant de l'État Islamique. Le post a été supprimé quelques heures plus tard.

Avant qu'il ne soit enlevé du réseau social, une organisation a eu le temps de voir l'article. Sous la photo d'une jeune femme d'environ 18 ans, elle décrit plusieurs commentaires. Certains critiquent le fait de publier une photo d'une femme non voilée. D'autres débattent du coût de la jeune fille en vente: «Mérite-t-elle ce prix? Est-ce qu'elle a un talent particulier?» L'auteur de l'annonce répond alors: «Non, c'est l'offre et la demande qui fixent son prix».

1 800 femmes esclaves

Peu après cette publication, une autre photo de jeune femme à vendre a ensuite été postée, avec la mention «yay or nay?» (oui ou non?). Il n'a pas été permis de déterminer si l'auteur de ces posts effectuait la vente en ligne, ou commentait seulement.

Il existe une liste de règles que se sont donné les membres du groupe extrémiste, qui dictent comment traiter les esclaves sexuelles pour rester dans les limites de la charia, la loi islamique. Par exemple, il est interdit de coucher avec une femme qui a ses règles ou qui est enceinte. Il est également mentionné que son propriétaire doit montrer à son esclave de la compassion, et ne pas l'humilier.

Selon l'organisation Human Rights Watch, l'État Islamique retiendrait près de 1 800 femmes kurdes, yezidies ou encore shiites, utilisées comme esclaves sexuelles. L'ONU estime que les combattants détiennent 3 500 femmes et enfants yézidis, particulièrement maltraités par les jihadistes, car considérés comme des apostats par l'EI.

(L'essentiel/pru)

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