Luxembourg – L'escrime grand-ducale en quête de visibilité
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LuxembourgL'escrime grand-ducale en quête de visibilité

Organisateur,
ce week-end,
de trois tournois de Coupe
du monde, le Grand-Duché veut faire grandir la
discipline au pays.

La Luxembourgeoise Laïla Cravat finit troisième du tournoi d'épée féminine à la Coque.

La Luxembourgeoise Laïla Cravat finit troisième du tournoi d'épée féminine à la Coque.

Editpress

Opposés à l'élite mondiale, les jeunes escrimeurs luxembourgeois n'ont pas tous pu s'illustrer à domicile.
On retiendra la 21e place d'Alexeji Nickels (épée), la 44e d'Éric Kamphaus (fleuret), ou la 3e place de Laïla Cravat (épée) dans un tournoi amical organisé en marge des manches de Coupe du monde juniors. «C'est une chance pour nous d'avoir un tel tournoi ici», explique Laïla, 15 ans. Au-delà des résultats, c'est la reconnaissance de la discipline au Luxembourg qui était en jeu. Un défi est de taille.

Maître d'armes au Cercle d'escrime Luxembourg, Victor Szombathy constate la difficulté de populariser l'escrime, un sport complexe où la persévérance est capitale. «Il faut cinq ans de travail pour construire les bases et souvent les jeunes partent ensuite à l'université», regrette-t-il. Pour faire grimper le nombre de licenciés (environ 300 aujourd'hui), il plaide pour qu'elle s'invite plus systématiquement à l'école, comme en Suisse ou en France.

«Sans famille, qui baignait dans ce sport, je ne l'aurais sans doute pas découvert», souligne l'épéiste Flavio Giannotte. «Il manque une figure de proue», assure le maître d'armes du Cercle d'Escrime Sud, Maurice Pizay. «Le chemin est dur pour l'escrime ici», conclut Alexeji Nickels.

Nicolas Martin

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