Nouveau gouvernement – L'Espagne se dirige vers de nouvelles élections

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Nouveau gouvernementL'Espagne se dirige vers de nouvelles élections

Le leader du parti socialiste a reconnu mardi qu'un nouveau scrutin était inévitable. Les partis n'ont pas réussi à former de coalition suite aux législatives du 20 décembre.

Le leader du parti socialiste (PSOE) Pedro Sanchez n'a pas réussi à former un gouvernement.

Le leader du parti socialiste (PSOE) Pedro Sanchez n'a pas réussi à former un gouvernement.

AFP/Pierre-philippe Marcou

Le chef du parti socialiste espagnol a annoncé mardi soir l'échec de négociations de la dernière chance pour former un gouvernement de gauche et jugé inévitable la tenue de nouvelles élections. «Nous sommes contraints à une répétition des élections», a dit Pedro Sanchez après avoir été reçu par le roi Felipe VI à qui il a fait savoir qu'il ne disposait pas de soutiens suffisants pour être investi, en rendant responsable, principalement Podemos.

Mardi matin, un petit parti régional de gauche, Compromis, avait proposé un accord de «dernière minute» au Parti socialiste pour former un gouvernement de coalition avec les autres forces de gauche, y compris Podemos et Gauche unie (Izquierda unida, écolo-communiste). Mais le Parti socialiste, tout en acceptant l'essentiel du programme proposé, a maintenu son refus d'une coalition, offrant en échange un gouvernement socialiste, comprenant des «indépendants» proposés par les autres formations. La proposition de Compromis est intervenue alors que le roi devait achever mardi soir une série d'entretiens avec les dirigeants politiques espagnols.

Quatre mois après les élections législatives du 20 décembre et faute de candidat en mesure d'obtenir la confiance de la chambre, Felipe VI pourrait annoncer ensuite sa décision de dissoudre le Parlement, le 2 mai, et la tenue de nouvelles élections en juin. «M. Iglesias n'a jamais voulu d'un président socialiste à la Moncloa», a dit M. Sanchez, au sujet du chef de Podemos Pablo Iglesias. «Je n'ai pas plus de 131 voix (celles de socialistes et du parti de centre libéral Ciudadanos) pour l'investiture», a-t-il expliqué, ce n'est pas assez pour faire face au «blocage» des conservateurs et de Podemos. Le PSOE plaidait pour une grande alliance entre socialistes, centristes de Ciudadanos et Podemos.

(L'essentiel/AFP)

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