Fusillade de Liège – L'Etat attaqué pour «défaut de prévoyance»

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Fusillade de LiègeL'État attaqué pour «défaut de prévoyance»

LIÈGE - Plusieurs familles de victimes de la fusillade de Liège, le 13 décembre 2011, envisagent de porter plainte contre les instances belges, accusées d'avoir failli en matière de sécurité.

«Au stade actuel, avec Me Renaud Molders, le conseil d'autres parties civiles, nous étudions cette éventualité», a déclaré Me Alexandre Wilmotte, avocat de plusieurs familles de victimes, cité par l'agence belga. «La volonté des familles, c'est de pouvoir dénoncer des problématiques, une série de manquements qui ont pu être constatés pour dégager des solutions afin que cela ne se reproduise plus jamais».

Une annonce qui intervient près d'un an après le drame qui avait fait cinq victimes et 123 blessés, après que Nordine Amrani, un homme de 33 ans, ait ouvert le feu sur la foule place Saint-Lambert, au cœur de Liège, avant de se donner la mort. Une attaque planifiée et réalisée avec des grenades et un fusil d'assaut. Pour les familles de victimes, l'État belge est coupable d'une série de manquements, notamment en ce qui concerne la surveillance de l'auteur des faits, placé en libération conditionnelle au moment des faits.

«Il a été placé dès son plus jeune âge dans des institutions, et l’institution c’est qui? C’est l’État belge, c’est lui le tuteur. Pour moi une partie des responsabilités lui revient», a indiqué dimanche Mohamed Beladj, père de Mohamed, 15 ans, l'une des victimes, cité par RTL.be. «Un type comme ça, avec un pedigree pareil, comment est-ce qu’on l’a laissé en liberté conditionnelle. On n’est même pas capable de gérer des conditions de la conditionnelle, ou très mal», avait surenchéri Fabien Gérouville, père de Pierre, 16 ans, tombé sous les balles de Nordine Amrani.

(Jmh/L'essentiel Online)

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