Coronavirus au Luxembourg – L'état de crise pour 3 mois, Bettel veut l'union nationale
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Coronavirus au LuxembourgL'état de crise pour 3 mois, Bettel veut l'union nationale

LUXEMBOURG - Les députés luxembourgeois ont validé ce samedi, la prolongation à trois mois de l'état de crise décrété par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus.

Les députés aussi doivent respecter les distances de sécurité.

Les députés aussi doivent respecter les distances de sécurité.

Les députés ont validé samedi après-midi la prolongation à trois mois de l'état de crise décidé par le gouvernement, mercredi. La décision du Premier ministre était en effet valable 10 jours. Le vote de ce samedi n'a pas réservé de surprise, même s'il avait besoin d'une majorité des deux tiers (40 députés sur 60) pour être validé.

La cheffe de fraction du CSV Martine Hansen a en effet rapidement indiqué au perchoir que le parti chrétien social, fort de 21 députés, votera oui. Au final, les députés présents ont tous voté pour, en clamant «Oui!» chacun à leur tour.

Contrôle parlementaire

Certains élus suivaient les débats de l'extérieur pour respecter les distances de sécurité. Une fois que ceux qui étaient là au début ont voté, ils sont sortis et ont été remplacés par les autres, pour que le vote de chacun puisse se faire individuellement et à voix haute.

L'état de crise permet au gouvernement de légiférer rapidement sans passer par la voie législative habituelle, pour agir en urgence. Des mesures pour la santé ou pour aider les entreprises mises en difficulté par le coronavirus peuvent donc être prises très vite. Une fois l'état de crise terminé, les mesures deviennent caduques. Le Parlement reste actif pendant l'état de crise, et peut l'interrompre à tout moment en cas d'abus.

«Pas de place pour la politique de partis»

Tous les députés (Josée Lorsché, Gilles Baum, Martine Hansen, Marc Baum, Sven Clement, Fernand Kartheiser) qui sont intervenus lors des débats l'ont d'ailleurs rappelé: il ne s'agit pas d'un transfert de pouvoirs de la Chambre au gouvernement, qui disposerait d'un blanc-seing. Le Parlement doit pouvoir garder son rôle d'organe de contrôle du pouvoir exécutif. Le Premier ministre, qui s'est exprimé en dernier, les a rassurés.

«Nous avons besoin de vous, du Parlement. La relation avec la Chambre est plus importante que jamais, dans ce contexte et vous conservez votre pouvoir législatif, vous pouvez déposer des lois. Mais nous devons pouvoir agir vite avec des textes rapides quand il y a urgence, quand il y a péril en la demeure», a martelé Xavier Bettel, dont le gouvernement informera régulièrement les députés. Pour le chef du gouvernement, «nous sortirons de la crise tous ensemble. Il n'y a pas de place pour la politique de partis. Il ne doit pas y avoir une majorité et une opposition. Il doit y avoir une union nationale».

(jw/L'essentiel)

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