Wikileaks – L'étau se resserre autour de Julian Assange
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WikileaksL'étau se resserre autour de Julian Assange

Un mandat d'arrêt contre le fondateur de WikiLeaks, diffusé par la Suède, a été transmis aux autorités britanniques et l'un de ses comptes en banque a été fermé.

Selon la BBC, la police britannique a reçu lundi un nouveau mandat d'arrêt international émis par la justice suédoise à l'encontre de Julian Assange pour des affaires de «viol, d'agression sexuelle et de coercition» à l'encontre de deux femmes, des faits survenus en août dans le pays nordique. Le premier mandat d'arrêt émis par la Suède avait été mal rédigé.

L'avocat de Julian Assange, Mark Stephens, a indiqué être en relation avec la police britannique pour organiser un entretien sur une base volontaire avec son client, qui se trouve selon toute probabilité en Angleterre. «La requête est d'interroger Julian Assange», a dit l'avocat qui s'est inquiété d'une possible extradition de son client vers les Etats-Unis s'il devait être arrêté et confié à la police suédoise, soulignant les «déclarations belliqueuses venant des Etats-Unis». De son côté, le quotidien britannique The Guardian, citant des sources anonymes, écrit qu'Assange devrait se présenter mardi devant la justice britannique et négocier sa liberté provisoire sous caution.

Nouvelles révélations publiées

Les Etats-Unis menacent M. Assange de poursuites en représailles à la diffusion progressive depuis plusieurs jours par WikiLeaks de 250 000 télégrammes diplomatiques américains embarrassants, sans pour autant avoir trouvé à ce jour un chef d'inculpation recevable.

Pendant que les mailles du filet se resserrent autour de son fondateur, WikiLeaks continue de publier des câbles secrets. Lundi, il a diffusé une liste secrète de sites sensibles dans le monde que les Etats-Unis veulent protéger d'attaques terroristes. Dans cette liste figurent des centaines de sites dans le monde entier, à l'exception des Etats-Unis. On y trouve des câbles sous-marins de télécommunications, des ports, des barrages, des oléoducs et gazoducs, etc.

Elle cite, entre autres, le canal de Panama, une mine de cobalt au Congo, des mines en Afrique du Sud et Amérique latine, ainsi que des entreprises pharmaceutiques produisant des vaccins en Allemagne, en Australie, au Danemark, en France et en Italie. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré lundi à propos de ces dernières révélations que le «vol et la publication d'informations provenant du gouvernement américain sont profondément inquiétants».

D'autres télégrammes diffusés lundi font état d'une inquiétude constante de Washington sur les trafics d'armes. Dans l'un d'eux, Mme Clinton reproche au président syrien Bachar al-Assad de fournir des missiles au Hezbollah alors qu'il l'avait assurée du contraire une semaine auparavant.

On apprend aussi dans d'autres câbles que la France et les États-Unis coopèrent de manière plus intensive depuis un an à l'initiative de Paris dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les télégrammes diffusés par WikiLeaks ont aussi fait leur apparition dans les négociations sur le climat à Cancun (Mexique), poussant la Commissaire européenne au Climat Connie Hedegaard à mettre en garde contre les comptes rendus «partiels» des échanges révélés par le site.

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