Taux de change – L'Europe doit-elle garder un euro fort?
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Taux de changeL'Europe doit-elle garder un euro fort?

La question de la parité de l'euro a été abordée lundi au cours de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, mais la réunion du G20 à la fin de la semaine «s'y prête plus».

Luc Frieden se réjouit que la monnaie unique soit forte. (MFIN)

Luc Frieden se réjouit que la monnaie unique soit forte. (MFIN)

Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, avait déclaré avant la réunion avec ses homologues à Bruxelles qu'il soulèverait la question. «Cela a fait partie des discussions», a confirmé le nouveau président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem au cours d'une conférence de presse, mais «pas en profondeur». «La principale conclusion a été que s'il y avait un endroit où cela devait être discuté, ce serait au G20 en fin de semaine» à Moscou, a-t-il dit. Le format du G20, qui regroupe les principales économies développées et en développement, «s'y prête plus», a-t-il expliqué, rappelant que le G7 et le G20 étaient traditionnellement les plateformes utilisées pour aborder les questions monétaires.

Interrogé pour savoir si l'Eurogroupe avait une position commune sur la question, il a répondu que «la position commune consistait à aborder la question au G20», qui aurait lieu vendredi et samedi. M. Dijsselbloem n'a pas voulu en dire plus sur ce qu'il pensait du niveau de l'euro, expliquant qu'il mettait «un point d'honneur à ne pas faire de commentaire sur les taux de change».

L'euro a gagné plus de 10% en six mois, atteignant plus de 1,37 dollar début février. Il s'est effrité ces derniers jours et valait lundi à Paris un peu plus de 1,34 dollar. «L'euro s'est apprécié fortement ces derniers mois pour des raisons positives (...) mais aussi des facteurs qui tiennent à des pratiques plus agressives de nos partenaires», avait souligné M. Moscovici avant la réunion. «Il faut que nous ayons entre nous une approche coordonnée, notamment pour plaider au G20 en faveur de plus de stabilité», avait-il estimé. Son homologue luxembourgeois Luc Frieden avait au contraire estimé que l'euro fort, «c'est le meilleur signe que l'euro existe, que l'euro survivra, que l'euro est une monnaie stable».

(L'essentiel Online/AFP)

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