«Pandora Papers» – L'évasion fiscale de Shakira et de Claudia Schiffer

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«Pandora Papers»L'évasion fiscale de Shakira et de Claudia Schiffer

Plusieurs dirigeants, dont le Premier ministre tchèque et le roi de Jordanie, ont dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore. Des personnalités du divertissement sont aussi concernées.

Shakira et Claudia Schiffer sont dans les «Pandora Papers».

Shakira et Claudia Schiffer sont dans les «Pandora Papers».

L'enquête baptisée «Pandora Papers», à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes, s'appuie sur quelque 11,9 millions de documents, qui proviennent de 14 sociétés de services financiers, et a mis au jour plus de 29 000 sociétés offshore.

Selon ces documents, le roi Abdallah II de Jordanie a créé au moins une trentaine de sociétés offshore, c'est-à-dire dans des pays ou territoires à fiscalité avantageuse. Par le biais de ces entités, il a acheté 14 propriétés de luxe aux États-Unis et au Royaume-Uni, pour plus de 106 millions de dollars.

Quant au Premier ministre tchèque, Andrej Babis, il a placé 22 millions de dollars dans des sociétés écran qui ont servi à financer l'achat du château Bigaud, une grande propriété située à Mougins, dans le sud de la France. Le président équatorien, Guillermo Lasso, a lui logé des fonds dans deux trusts dont le siège se trouve aux États-Unis, dans le Dakota du Sud.

Shakira et Claudia Schiffer dans la liste

Au total, des liens ont été établis par l'ICIJ entre des actifs offshore et 336 dirigeants et responsables politiques de premier plan, qui ont créé près de 1 000 sociétés, dont plus des deux tiers aux Îles Vierges britanniques.

Parmi les personnalités exposées, se trouvent également la chanteuse colombienne Shakira, le mannequin allemand Claudia Schiffer ou la légende indienne du cricket, Sachin Tendulkar. Dans la plupart des pays, ces faits ne sont pas susceptibles de poursuites. Mais dans le cas des dirigeants, l'ICIJ met en parallèle le discours anticorruption tenu par certains d'entre eux avec leurs placements dans des paradis fiscaux.

(L'essentiel/afp)

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