A Metz – L'ex-médecin aux mains baladeuses condamné

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À MetzL'ex-médecin aux mains baladeuses condamné

METZ - Un ex-médecin, poursuivi pour agressions sexuelles sur 17 jeunes recrues de la police nationale, entre 2016 et 2018, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis.

L'ex-médecin a également été condamné à indemniser ses victimes.

L'ex-médecin a également été condamné à indemniser ses victimes.

Pexels/image d'illustration

Un ex-médecin poursuivi pour agressions sexuelles sur 17 jeunes recrues de la police nationale, entre 2016 et 2018, lors de visites médicales dans le Grand Est, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, a-t-on appris mercredi, auprès du tribunal judiciaire de Metz.

L'ancien médecin de la police du Grand Est a également été condamné mardi, à verser de 1 500 à 2 000 euros de dommages et intérêts, à 16 des 17 parties civiles ainsi qu'à cinq d'inéligibilité et sera inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais), a précisé le tribunal.

L'avocat de trois des plaignants, Me Bruno Zillig, a salué un jugement «tout à fait satisfaisant», car il «reconnaît la culpabilité» de Christian Frey. «C'est un véritable soulagement» pour ses clients, a-t-il ajouté, soulignant que le tribunal avait «pris le temps d'examiner le dossier» lors d'une longue audience, le 19 octobre.

Accusé de toucher les seins et les testicules de manière «insistante»

Christian Frey, 65 ans, avait déjà été condamné en 2019, à Reims, à un an de prison avec sursis et une interdiction définitive d'exercer pour avoir agressé sexuellement neuf élèves d'une école de police, sept femmes et deux hommes, pour des faits remontant à juin 2018.

Les plaignants du second procès, à l'époque jeunes recrues de la police, ont accusé le médecin de leur avoir touché les seins ou les testicules de manière «insistante» et sans les prévenir, lors de visites médicales obligatoires, devant déterminer leur aptitude physique à intégrer les forces de l'ordre. Les parties civiles ont aussi fait part de leur «peur» de voir leurs examens médicaux invalidés si elles s'opposaient à ses agissements.

À l'audience, la présidente Marie-José Miceli a interrogé à plusieurs reprises le prévenu sur la nécessité de ces palpations. Christian Frey s'est à chaque fois défendu de toute agression sexuelle, arguant que ces examens avaient pour but de détecter d'éventuels cancers.

(L'essentiel/afp)

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