Succession de Ban Ki-moon – L'ex-Premier ministre australien veut se lancer

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Succession de Ban Ki-moonL'ex-Premier ministre australien veut se lancer

Kevin Rudd a demandé à Canberra de soutenir sa candidature pour briguer le poste de secrétaire général de l'ONU.

Kevin Rudd, ici en 2015, souhaite succéder à Ban Ki-moon.

Kevin Rudd, ici en 2015, souhaite succéder à Ban Ki-moon.

AFP/Richard Chapin Downs jr.

L'ancien Premier ministre australien Kevin Rudd a annoncé lundi qu'il souhaitait briguer la succession du secrétaire général de l'ONU, demandant à Canberra de soutenir sa candidature. Kevin Rudd, qui parle le mandarin, dirige à New York la Asia Society Policy Institute. Il fut le chef du gouvernement travailliste australien de 2007 à 2010, puis de nouveau en 2013 pour quelques mois.

La liste des candidats à la succession de Ban Ki-moon s'allonge de jour en jour. Parmi les noms en tête des pronostics figurent la ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra, l'ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande Helen Clark ainsi qu'Antonio Guterres, ex-Premier ministre du Portugal et ancien Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés (HCR).

Le gouvernement étudie sa demande

Les candidats doivent avoir reçu l'aval de leur gouvernement. La ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a déclaré lundi que Kevin Rudd avait officiellement demandé au gouvernement de le soutenir, et que celui-ci étudiait la demande.

«Kevin Rudd a demandé que le gouvernement australien le nomme, et comme je l'ai dit à plusieurs reprises, c'est une question qui relève du gouvernement», a-t-elle dit à Sky News. Le conseil de sécurité de l'ONU commencera à voter le 21 juillet à bulletins secrets pour choisir le nouveau secrétaire général.

Accord d'ici octobre

Les 15 membres du Conseil devraient tomber d'accord d'ici octobre sur un candidat, qu'ils présenteront à l'Assemblée afin qu'elle entérine ce choix. Le successeur de Ban Ki-moon doit prendre ses fonctions au 1er janvier prochain.

Depuis 70 ans, le choix du patron de l'ONU fait l'objet de tractations à huis clos. Cette fois-ci, l'Assemblée a imposé un processus un peu plus transparent: lettre de candidature, CV, profession de foi et, enfin, grand oral.

(L'essentiel/nxp/afp)

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