Affaire de corruption – L'ex présidente de Corée du Sud a été inculpée

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Affaire de corruptionL'ex présidente de Corée du Sud a été inculpée

Park Geun-Hye a été formellement inculpée pour corruption dans le cadre de l'enquête sur le retentissant scandale qui a précipité sa descente aux enfers.

L'ancienne présidente a connu une rapide descente aux enfers.

L'ancienne présidente a connu une rapide descente aux enfers.

AFP/kim Hong-ji

L'ex-chef de l'État sud-coréen, Park Geun-Hye, dont la destitution a été confirmée en mars et qui est actuellement détenue, est également poursuivie pour abus de pouvoir et pour avoir divulgué des secrets d'État, ont annoncé les enquêteurs dans un communiqué. L'affaire est centrée sur l'ex-confidente de l'ombre de Mme Park, Choi Soon-Sil, qui est actuellement jugée pour avoir profité de ses entrées pour contraindre de grands groupes du pays à verser près de 70 millions de dollars à deux fondations qu'elle contrôlait, des sommes dont elle aurait fait un usage personnel.

Les enquêteurs ont d'ailleurs également inculpé le président du géant de la distribution Lotte, cinquième conglomérat du pays. Shin Dong-Bin est le deuxième grand patron a être poursuivi dans cette affaire, après l'héritier de Samsung Lee Jae-Yong, dont le procès a déjà commencé. Dans ce scandale qui a illustré à nouveau les relations malsaines entre les milieux politiques et patronaux dans la quatrième économie d'Asie, l'ex-chef d'État âgée de 65 ans est accusée d'avoir accordé des faveurs politiques aux capitaines d'industrie qui s'étaient montrés généreux envers Mme Choi.

Shin Dong-Bin, 62 ans, est soupçonné d'avoir versé 7 milliards de wons (5,7 millions d'euros) de pots-de-vins à une fondation liée à la présidente en échange de décisions favorables de la présidente au sujet des boutiques hors taxes de son groupe. Le scandale, qui avait éclaté en milieu d'année dernière, avait entraîné des manifestations monstres pour réclamer le départ de la présidente, à mesure que les révélations se succédaient sur les ramifications d'une affaire tentaculaire. Dans un contexte de frustrations économiques et sociales croissantes, Mme Park avait été destituée le 9 décembre par l'Assemblée nationale. Cette décision a été validée le 10 mars par la Cour constitutionnelle.

(L'essentiel/AFP)

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