Retards récurrents – L'excès de chantiers nuit à la construction

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Retards récurrentsL'excès de chantiers nuit à la construction

LUXEMBOURG - Des chantiers bouclés trop vite ou pas assez. Faire construire n'est pas toujours de tout repos…

En 2011, l'ULC a eu à traiter 1 248 dossiers concernant des problèmes de construction.

En 2011, l'ULC a eu à traiter 1 248 dossiers concernant des problèmes de construction.

Editpress

Des infiltrations d'eau sur un chantier qui traîne depuis des années. C'est ce qui est arrivé à un Dudelangeois qui a fait agrandir son immeuble. Le propriétaire se sent démuni car aucune date de livraison du bâtiment n'a été prévue sur le contrat qui le lie à l'entreprise chargée des travaux. Le plafond de sa cuisine qui s'écroule un beau matin. C'est la mésaventure d'un locataire d'un autre immeuble à Luxembourg, livré avant que les plâtres n'aient eu le temps de sécher.

«Les entreprises de construction ont tendance à prendre le maximum de travail en même temps», note-t-on à l'Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC). D'où des chantiers qui peuvent traîner en longueur ou, au contraire, sont bouclés à la va-vite.
Une situation qui ne manque pas d'entraîner son lot de plaintes de la part de clients excédés par leur promoteur ou entrepreneur. L'ULC s'est ainsi retrouvée en 2011 avec 1 248 dossiers à traiter concernant des problèmes de construction. Soit une hausse de 13,87% par rapport à 2010.

«Si», comme dans le premier cas qui nous occupe, «le délai de livraison fait défaut sur le contrat, le client est néanmoins en droit d'attendre un "délai de livraison raisonnable", précise-t-on à l'ULC. Il lui est alors conseillé d'envoyer un courrier recommandé pour demander de finir les travaux. La jurisprudence veut que la nullité du contrat peut être prononcée en passant par le tribunal».

Séverine Goffin

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