En France – L'héritière de Nina Ricci risque la prison ferme

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En FranceL'héritière de Nina Ricci risque la prison ferme

Le tribunal correctionnel de Paris a requis jeudi des peines de prison ferme et de lourdes amendes au procès pour fraude fiscale de l'héritière de la maison de couture Nina Ricci.

Arlette Ricci avait été débusquée sur les «listes Falciani» recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC. La procureur, estimant les faits établis sans conteste, a requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et trois millions d'euros d'amende contre Arlette Ricci, qui avait hérité en 1988 à la mort de son père de comptes en Suisse d'un montant estimé à 18,7 millions d'euros par le fisc.

Elle a aussi requis la confiscation des biens de deux sociétés civiles immobilières (une maison à Paris et une propriété en Corse) évaluées au total à un peu plus de 4 millions d'euros. Ces sociétés avaient été créées par Mme Ricci pour «organiser son insolvabilité», selon l'accusation.

Des sommes astronomiques

Contre l'avocat fiscaliste Henri-Nicolas Fleurance, poursuivi notamment pour complicité d'organisation d'insolvabilité, elle a demandé 2 ans de prison, dont un avec sursis, et 37 500 euros d'amende; 18 mois avec sursis contre Marguerite Vignat, la fille d'Arlette Ricci, et une déclaration de culpabilité, avec dispense de peine contre l'industriel Bertrand-Charles Leary, ami d'enfance de Mme Ricci, poursuivi pour complicité de fraude fiscale.

Le fisc français réclame en outre à Mme Ricci 6 745 004 euros au titre de l'impôt sur le revenu et pénalités et 3 543 044 euros au titre de l'ISF et pénalités pour les années 2007 à 2009, et plus de 200 000 euros d'amende. Mme Ricci, 73 ans, et sa fille figuraient sur les «listes Falciani», du nom de l'informaticien d'HSBC Private Banking à Genève qui avait dérobé et transmis aux autorités françaises des listes de clients de la banque possédant des comptes en Suisse.

(L'essentiel/ats)

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