Attentat de Nice 2016 – L'homme qui aurait armé l'assaillant de Nice arrêté
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Attentat de Nice 2016L'homme qui aurait armé l'assaillant de Nice arrêté

Un Albanais de 28 ans, soupçonné d’avoir fourni une arme à l’auteur de l’attaque au camion perpétrée à Nice le 14 juillet 2016, a été arrêté près de Naples.

Sur la promenade des Anglais à Nice en 2017, un hommage rendu aux victimes de l’attentat au camion perpétré durant les festivités du 14 juillet 2016.

Sur la promenade des Anglais à Nice en 2017, un hommage rendu aux victimes de l’attentat au camion perpétré durant les festivités du 14 juillet 2016.

AFP

Un homme soupçonné d’avoir fourni une arme à l’auteur de l’attaque au camion perpétrée sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016 a été arrêté en Italie, ont annoncé mercredi soir plusieurs médias italiens. Endri E., Albanais âgé de 28 ans et surnommé «Gino», aurait fourni un fusil d’assaut, provenant d’un cambriolage et dissimulé dans une forêt sur les hauteurs de Nice, par l’intermédiaire d’un autre Albanais à l’assaillant, Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Il a été arrêté par la police italienne à Sparanise, près de Naples (sud), en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par la justice française le 27 avril 2020, ont rapporté les agences de presse AGI et Ansa, précisant qu’il avait été localisé après un échange d’informations avec la police française.

Une kalach’ contre 35 g de coke

Cette arrestation intervient après que la cour d’appel de Paris a confirmé en mars le renvoi aux assises de huit personnes pour cet attentat qui avait fait 86 morts. Le procès, dont les dates n’ont pas encore été annoncées, ne se déroulera pas avant 2022.

Mohamed Lahouaiej Bouhlel ayant été abattu au volant du camion, la cour d’assises spéciale examinera les responsabilités de membres de son entourage et d’intermédiaires impliqués dans le circuit des armes qui lui étaient destinées.

Un procès de plusieurs semaines

Endri E. est mis en cause pour «association de malfaiteurs» et infraction à la législation sur les armes dans le volet «trafic d’armes» de l’enquête. Il est accusé d’avoir fourni un fusil d’assaut à l’assaillant, via un intermédiaire albanais. Il se serait ensuite vanté auprès de son cousin, qui l’accompagnait lors de cette transaction, d’avoir escroqué l’intermédiaire «en lui refilant une kalachnikov qui ne marchait pas contre 35 grammes de cocaïne», selon l’ordonnance de renvoi devant la cour d’assises. Son cousin, Adriatik E., soupçonné des mêmes faits, s’est suicidé en prison le 8 juin 2018.

L’information judiciaire n’a pas pu démontrer pour cinq suspects ayant fourni des armes à Lahouaiej Bouhlel qu’ils avaient eu connaissance de son projet d’attaque terroriste. La qualification terroriste a donc été écartée et ils sont renvoyés aux assises pour des infractions de droit commun. Trois hommes, Mohamed Ghraieb, Chokri Chafroud et Ramzi Arefa, sont renvoyés pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Le procès doit durer plusieurs semaines au moins, dans une maxi salle d’audience construite dans le Palais de justice de Paris, sur l’île de la Cité, après celui des attentats du 13 novembre 2015 dans la capitale française et ses environs.

(L'essentiel/afp)

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