Paul Hammelmann – «L'idéal serait d'avoir 225 radars au Luxembourg»

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Paul Hammelmann«L'idéal serait d'avoir 225 radars au Luxembourg»

LUXEMBOURG - Faire baisser de manière drastique la mortalité sur les routes du Grand-Duché «doit être une priorité absolue» du futur gouvernement, assure lundi la sécurité routière.

Pour Paul Hammelmann, président de la sécurité routière, le nombre de radars proposé par le gouvernement est largement insuffisant.

Pour Paul Hammelmann, président de la sécurité routière, le nombre de radars proposé par le gouvernement est largement insuffisant.

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«Les radars avaient déjà été promis lors de la précédente législature. Actuellement, le projet est bloqué pour une question de coût et il est question de 20 appareils, treize fixes et sept mobiles. Ce chiffre est ridicule, clame Paul Hammelmann, président de la sécurité routière. Pour nos routes, il en faudrait au minimum 70. Et dans l'idéal, 225». Le message présenté lundi par l'association de prévention des accidents de la route à l'adresse du futur gouvernement est clair: faire baisser à tout prix le nombre de morts sur la route. Quel qu'en soit le prix.

«Si tout cela ne se résume qu'à une question de coût, alors investir dans la prévention constitue une manière de faire des économies à long terme, martèle le président de la sécurité routière. Selon plusieurs études internationales, le coût pour la société d'une vie perdue est estimée entre 1,2 et 2,4 millions d'euros, entre les frais liés à l'hospitalisation, les coûts matériels mais aussi la perte de productivité, les indemnisations de la famille ou bien encore les frais de justice. Parler du prix de l'installation des radars dans ce contexte est donc un non-sens».

Nombre de victimes de la route en hausse en 2013

Pour faire pression sur le futur gouvernement, la sécurité routière a décortiqué les programmes des partis de la coalition sur le sujet. Alors que Déi Gréng évoquent principalement la question des bouchons, pas directement en lien avec la sécurité routière, le DP souhaite la mise en place de «sanctions pédagogiques» pour les délinquants routiers, tandis que le LSAP souhaite faire de cette thématique «une priorité nationale». L'idée du parti libéral n'est pourtant pas nouvelle «puisque depuis 2003, des stages existent pour les conducteurs qui ont commis des infractions mineures, assure Paul Hammelmann. Il faudrait juste les institutionnaliser et les compléter par des rencontres avec des victimes de la route».

Pour de ce qui est de l'idée des socialistes, la sécurité routière y est favorable, se basant sur l'exemple de la France «qui a réussi à baisser son nombre de morts sur la route de 7 700 en 2002 à 3 600 dix ans plus tard», indique Jeannot Mersch, président de l'association des victimes de la route. Selon les données relevées par L'essentiel Online, le nombre de victimes de la route s'élève, en ce début du mois de novembre, à 33. Pour rappel, 34 personnes avaient perdu la vie au volant en 2012, contre 33 en 2011. Des chiffres en hausse toutefois à relativiser puisqu'en 2001, le Grand-Duché enregistrait 69 morts sur ses routes. Soit une baisse avoisinant les 50% en un peu plus d'une décennie.

(Jmh/L'essentiel Online avec TH)

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