«L'important, c'est notre bonne réputation»
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«L'important, c'est notre bonne réputation»

LUXEMBOURG - Lors de la présentation de son rapport 2007, le président de l'ABBL s'est montré confiant sur la résistance de la place financière.

Jean Meyer estime que la Place s'en sortira bien. (editpress)

Jean Meyer estime que la Place s'en sortira bien. (editpress)

L'Association des banques et banquiers Luxembourg (ABBL) s'est attardée mercredi sur la crise qui secoue les marchés financiers. Il faut dire qu'hier matin, la Commission de surveillance du secteur financier avait annoncé une baisse de 20 % de l'activité au premier trimestre 2008.

Pourtant, Jean Meyer, président de l'ABBL, s'est montré plutôt rassurant. «Les activités de notre place sont épargnées dans les grandes lignes», a-t-il assuré. Et dans le détail, alors? Sans bien sûr citer de nom, le président a reconnu «qu'une infime partie» des 160 banques du pays connaissent des difficultés.

Le président estime avant tout que la Place a préservé l'essentiel: sa réputation. «Une place financière vit de sa réputation. Nous sommes très heureux car la nôtre est saine et sauve». D'autres places, comme la Suisse, ont davantage souffert de ce côté-là.

Mais tout n'est pas rose pour autant. L'ABBL estime que 2008 sera une «année de transition», comprendre une année difficile. «La crise aura des impacts sur l'activité et par conséquent sur les recettes de l'État. Il y aura encore des restructurations au niveau des grands groupes internationaux mais les banques établies au Luxembourg s'en sortiront bien», a assuré Jean Meyer. Car le type d'activités et la taille des structures les exposent moins à la crise des «subprimes». «Et nous avons la chance d'avoir un très bon régulateur».

Linda Cortey

Une crise de solvabilité

Pour le président de l'ABBL, la crise financière est loin d'avoir produit tous ses effets, parlant de «risque systémique» pour un secteur bancaire basé sur la confiance. «L'affaire des "subprimes" a entraîné une crise de confiance qui a en engendré une crise de liquidités, les banques ne se prêtent plus entre elles. On est même passé d'une crise de liquidités à une crise de solvabilité, ce qui risque de conduire à des faillites, comme avec Northern Rock en Angleterre».

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