Finance au Luxembourg – L'industrie des fonds voit plus d'opportunités

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Finance au LuxembourgL'industrie des fonds voit plus d'opportunités

LUXEMBOURG - L'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement a présenté ce mardi quelques pistes pour l'avenir.

«Les émissions nettes se sont élevées à 298 milliards d'euros, ce qui est très satisfaisant», a commenté Denise Voss, présidente de l'Alfi.

«Les émissions nettes se sont élevées à 298 milliards d'euros, ce qui est très satisfaisant», a commenté Denise Voss, présidente de l'Alfi.

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L'industrie des fonds luxembourgeois a fini l'année 2015 avec 3 506 milliards d'euros d'actifs sous gestion. La croissance sur un an s'établit à 13,29%, a précisé ce mardi l'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement (Alfi). «Les émissions nettes se sont élevées à 298 milliards d'euros, ce qui est très satisfaisant», a commenté Denise Voss, présidente de l'Alfi. «43% de l'argent frais entré dans les fonds européens se sont retrouvés dans des fonds luxembourgeois. Ce qui fait du Luxembourg, de loin, la plus grande Place européenne», a complété Camille Thommes, directeur général.

Sur ces bases, l'association a présenté les opportunités qu'elle veut saisir. Les Fonds européens d’investissement de long terme (FEILT) sont identifiés comme des véhicules porteurs de croissance. «Ils doivent favoriser la création de structures d'investissement dans l'économie réelle. Ces projets d'accompagnement pourraient se matérialiser dans une loi au Luxembourg, pour que l'on ait les structures permettant de réaliser le lien entre les investisseurs et l'économie réelle», souligne Freddy Brausch, vice-président des affaires nationales. Les Fonds d'investissements alternatifs réservés, qui ont déjà fait l'objet d'un projet de loi, sont aussi considérés comme porteurs.

L'Alfi a également créé un groupe de travail sur les technologies financières (Fintech), afin d'identifier les impacts sur l'industrie des fonds, et s'adapter en conséquence. «On voit déjà des mutations d'outils pour toucher les nouveaux clients», a signalé Camille Thommes. Et d'évoquer les contacts via les réseaux sociaux ou les conseils électroniques (à partir d'un profil, un robot donne des pistes d'investissement, par exemple). Autant de défis qui pourront être relevés dans un cadre juridique stable et une fiscalité permettant l'innovation, a rappelé l’Alfi. Sans manquer de souligner que le cadre législatif européen, de plus en plus harmonisé, apporte davantage de concurrence entre les places financières.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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