«L'intégration doit aussi se faire avec les voisins»

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«L'intégration doit aussi se faire avec les voisins»

LUXEMBOURG - À
l'occasion de ses 30
ans, l'Association de soutien aux travailleurs
immigrés a élu Laura Zuccoli à sa présidence.

Laura Zuccoli est fille d'immigrés. Avec Serge Kollwelter (à g.) et Jean Lichtfous (à d.), elle s'engage pour les étrangers.

Laura Zuccoli est fille d'immigrés. Avec Serge Kollwelter (à g.) et Jean Lichtfous (à d.), elle s'engage pour les étrangers.

L'essentiel: Vous succédez au personnage emblématique de l'ASTI, Serge Kollwelter. Un héritage difficile?

Laura Zuccoli: Depuis 1984, je travaille étroitement avec lui, en tant qu'assistante sociale. Pour ses 30ans, l'association s'est réorganisée pour ne plus se concentrer sur un seul personnage. Désormais, nous sommes une équipe de neuf personnes à défendre notre indépendance et nos revendications politiques.

Quelles sont les plus urgentes actuellement?

Souvent, l'actualité dicte notre travail, comme le soutien aux personnes expulsées pendant les vacances de la Toussaint. En même temps, on développe des projets de «pactes d'intégration» avec des communes. L'intégration doit se faire avec les voisins. L'ASTI apporte notamment son savoir-faire aux communes pour organiser des cours de langues ou accueillir de nouveaux résidents.

À quoi devrait ressembler idéalement la société luxembourgeoise dans trente ans?

Il y a trente ans, on ne pensait pas vivre dans une société tellement multiculturelle et si enrichissante. Mais Luxembourgeois et étrangers ne partagent toujours pas leurs milieux de travail entre le secteur sécurisé et privé. Cela ne favorise pas le contact.

Recueilli par Sarah Brock

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