Nucléaire iranien : L'Iran en route vers Vienne pour parler nucléaire

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Nucléaire iranien L'Iran en route vers Vienne pour parler nucléaire

Un nouveau round de pourparlers va débuter mercredi, dans la capitale autrichienne, pour tenter de sauver l’accord de 2015. 

«En route vers Vienne pour discuter du retour à la pleine application du JCPOA», a tweeté Enrique Mora.  

La délégation iranienne est dirigée par Ali Bagheri, le négociateur en chef de la République islamique.

AFP

Une délégation iranienne va partir à Vienne, pour poursuivre les pourparlers visant à relancer l'accord sur le nucléaire, plus de quatre mois après leur suspension, a indiqué le ministère des Affaires étrangères. Le négociateur de l’Union européenne chargé de coordonner les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, est attendu mercredi en Autriche, pour des entretiens avec la délégation iranienne, et une énième tentative de sauvetage d’un accord moribond.

«Dans le cadre de la politique de levée des sanctions cruelles contre notre pays, l'équipe dirigée par Ali Bagheri, le négociateur en chef de la République islamique, partira pour Vienne dans quelques heures», a déclaré le porte-parole du ministère, Nasser Kanani, dans un communiqué. Les pourparlers entamés à Vienne entre l'Iran et les grandes puissances pour relancer l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 sont au point mort depuis mars, après plus d'un an de discussions.

Les négociations entre l’Iran et les grandes puissances, qui avaient démarré fin novembre 2021 pour réintégrer les États-Unis de Joe Biden, sont au point mort depuis mars. Fin juin, le Qatar a organisé des pourparlers indirects entre Téhéran et Washington dans l’espoir de remettre le processus sur les rails mais ces discussions n’avaient débouché sur aucune avancée.

Dans une ultime tentative, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a soumis mardi dernier un projet de compromis et a appelé les parties à l’accepter pour éviter une «dangereuse crise». L’Iran s’était dans la foulée montré «optimiste» et a annoncé mercredi l’envoi d’une délégation dans la capitale autrichienne.

«Tous les éléments essentiels»

Selon Josep Borrell, le texte proposé «aborde tous les éléments essentiels et comprend des compromis durement gagnés par toutes les parties». Il mentionne «en détail» la levée des sanctions imposées à l’Iran et les mesures nucléaires nécessaires pour rétablir le pacte. Conclu par l’Iran et six puissances (Russie, États-Unis, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), le JCPOA vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l’Iran, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique malgré ses démentis, en échange d’une levée progressive des sanctions internationales qui frappent l’économie iranienne.

Mais à la suite du retrait unilatéral en 2018 des États-Unis sous l’impulsion de Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations. L’Iran a ainsi dépassé le taux d’enrichissement d’uranium de 3,67% fixé par le JCPOA, montant à 20% début 2021. Puis il a franchi le seuil inédit de 60%, se rapprochant des 90% nécessaires à la confection d’une bombe.

(AFP)

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