L'Iran plaide pour un «compromis» sur le nucléaire

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L'Iran plaide pour un «compromis» sur le nucléaire

Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême iranien, milite pour une troisième voie entre la position officielle de Téhéran et celle de la communauté internationale.

Pour le conseiller diplomatique du guide suprême, Ali Akbar Velayati, la question du nucléaire iranien relèvera, en dernier ressort, au guide suprême et à lui seul. (afp)

Pour le conseiller diplomatique du guide suprême, Ali Akbar Velayati, la question du nucléaire iranien relèvera, en dernier ressort, au guide suprême et à lui seul. (afp)

"La technologie et la maîtrise du nucléaire civil iranien doivent être préservées dans l'avenir. Elles constituent un acquis pour les objectifs pacifiques de l'Iran et un héritage de la génération de la révolution", écrit l'ancien ministre des Affaires étrangères, conseiller pour les affaires diplomatiques dans un texte pubié au sein des colonnes du quotidien Libération.

"Cet impératif s'exprime dans la participation au Traité de non-prolifération nucléaire auquel l'Iran a adhéré qui lui donne des droits en contrepartie de ses engagements. C'est ainsi qu'un compromis pourrait être trouvé entre les préoccupations communes à l'Iran et les autres États", a-t-il expliqué.

La décision finale reviendra au guide suprême iranien

L'Iran est signataire du TNP. Mais son programme nucléaire, qu'il proclame comme étant purement civil, a été déclaré en multiples violations de ses obligations. Une partie de la communauté internationale soupçonne Téhéran de chercher à fabriquer en secret la bombe atomique. L'Iran nie et refuse de suspendre l'enrichissement de l'uranium, malgré trois trains de sanctions de l'ONU.

Évoquant, par ailleurs, la question de savoir qui assumait le pouvoir en Iran, M. Velayati a affirmé que sur "les questions stratégiques essentielles", c'est au guide suprême que la Constitution "confère la décision du dernier ressort".
Le conseiller sous-entend ainsi que ces décisions ne relèvent pas du président ultra conservateur, Mahmoud Ahmadinejad, dont de nombreuses déclarations militent notamment pour la disparition d'Israël.

lessentiel.lu avec AFP

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