Crise en Europe – L'Italie adopte son plan d'austérité

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Crise en EuropeL'Italie adopte son plan d'austérité

Le Parlement italien a donné vendredi, son feu vert définitif à un plan d'austérité renforcé devant mettre le pays à l'abri de la crise de la dette et de l'attaque des marchés.

Avec 316 voix pour et 284 contre, le plan d'austérité de 48 milliards d'euros a été voté de manière définitive, vendredi, par le Parlement italien.

Avec 316 voix pour et 284 contre, le plan d'austérité de 48 milliards d'euros a été voté de manière définitive, vendredi, par le Parlement italien.

AFP

Après avoir été adopté au pas de charge jeudi par le Sénat, ce plan d'austérité de près de 48 milliards d'euros a été voté de manière définitive dans l'après-midi par la Chambre des députés avec 316 voix pour, 284 contre et deux abstentions, une rapidité inédite dans l'histoire de l'Italie, et faisant évoquer un «miracle» au président de la République, Giorgio Napolitano, pourtant ex-communiste.

L'Italie, attaquée par les marchés depuis une semaine, se devait d'accélérer l'adoption de ce plan car une propagation de la crise de la dette au pays pourrait mettre à genoux toute la zone euro dont la péninsule est la troisième économie. Le plan d'austérité a cependant soulevé une tempête de protestations à l'intérieur du pays.

Dette publique de 1 900 milliards d'euros

«Ce plan est l'énième cochonnerie, il frappe les gens pauvres», a dénoncé vendredi, dans une interview au Corriere della Sera Antonio Martino, ancien ministre de la Défense, de Silvio Berlusconi. La présidente de l'organisation patronale Confindustria, Emma Marcegaglia, a pour sa part dénoncé un plan «fondé en substance sur une hausse des impôts».

L'Italie est prise pour cible par les marchés en raison de son énorme dette publique de 1 900 milliards d'euros, représentant environ 120% du PIB, ce qui fait dangereusement grimper le coût de l'emprunt pour ce pays. Parmi les mesures destinées à réduire le déficit figurent le lancement d'un plan de privatisations en 2013, l'introduction d'un ticket modérateur, le gel des salaires et des embauches des fonctionnaires, une sévère réduction des déductions fiscales et des dotations des collectivités locales, ainsi que des conditions plus sévères pour les retraites.

La Banque d'Italie, qui a relevé légèrement ses prévisions de croissance pour 2011, de 0,9% à 1%, a estimé qu'une poursuite de la crise de la dette aurait un «coût considérable». «La très grosse dette publique reste le point le plus vulnérable de l'économie italienne, particulièrement dans ce climat de forte incertitude et de crainte des marchés», a souligné dans une interview à La Repubblica le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

(L'essentiel Online/AFP)

Sommet extraordinaire dans les prochains jours?

Évoquant la possibilité d'un sommet extraordinaire des pays de la zone euro dans les prochains jours, M. Rehn a assuré que «d'intenses négociations étaient en cours sur les mesures à prendre en faveur de la Grèce et pour éviter la contagion». «Il reviendra au président (de l'Union européenne), Herman Van Rompuy, de décider de la convocation ou non du sommet extraordinaire», a ajouté M. Rehn, soulignant cependant que «personne n'a de baguette magique et toutes les solutions présentent des avantages et des inconvénients».

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