Problématique – L'IVG cachée, un vrai danger

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ProblématiqueL'IVG cachée, un vrai danger

LUXEMBOURG - «Une jeune femme est venue nous voir récemment. Elle n'arrêtait pas de saigner, après avoir avorté toute seule, avec Internet».

Après 5 semaines, les femmes sont aiguillées vers l'étranger.

Après 5 semaines, les femmes sont aiguillées vers l'étranger.

Ce genre d'histoire ne constitue pour Catherine Chéry, directrice exécutive du planning familial, que la «partie émergée de l'iceberg, il n'est pas possible de savoir combien d'avortements clandestins ont lieu chaque année». Côté légal, le planning peut effectuer depuis février 2009 des IVG médicamenteuses, lors des cinq premières semaines de grossesse.

En 2009, il en a effectué 245. De janvier à fin novembre 2010, elles ont été 329, 35 % en plus. «Et on fait ça avec un seul demi-poste en plus», déplore Catherine Chéry. «Alors que la réforme de l'avortement prévoit trois personnes à temps plein pour des consultations moralistes, qui ont pour but de dissuader les jeunes filles d'avorter. Et que dans 90% des cas, leur décision est ferme». Le projet de réforme a aussi été critiqué par les Verts, mercredi. Le parti écologique réclame que les femmes «puissent choisir librement» d'avorter ou non.

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