France – L'IVG et la contraception encore compliquées

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FranceL'IVG et la contraception encore compliquées

L'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et à la contraception est encore délicat malgré quelques progrès, selon un rapport, alors que la France compte plus de 200 000 IVG par an.

Dans un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, qui doit être remis mardi à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, il est notamment recommandé de renforcer la prévention, en particulier en direction des plus jeunes. Pour l'Igas, si «la prise en charge de l'IVG a marqué des progrès réels» depuis la loi de 2001 -qui a porté son délai légal de dix à douze semaines et qui était censée faciliter l'accès à l'avortement et à la contraception-, ces avancées «demeurent fragiles», trente-cinq ans après la loi légalisant l'avortement.

Le rapport relève ainsi «la situation paradoxale» de la France, qui cumule un taux de natalité très élevé, un taux de diffusion de la contraception «parmi les plus élevés au monde» et «un taux d'IVG qui ne diminue pas et reste à un niveau relativement important». L'Igas note ainsi un «niveau préoccupant» d'échecs des moyens de contraception et rappelle que 72% des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception.

Fermeture de centres d’IVG

La baisse du nombre d'établissements pratiquant l'IVG, activité peu rentable, est aussi pointée par le rapport. Quant à l'Education nationale, elle ne joue pas suffisamment son rôle en matière d'éducation sexuelle, ce qui constitue pourtant une obligation légale depuis 2001. Le coût des moyens de contraception est aussi parfois un frein pour les plus jeunes.

Roselyne Bachelot a affiché vendredi sa volonté de garantir un égal accès à l'avortement sur le territoire et promis une consultation médicale gratuite et anonyme pour les mineurs ainsi qu'une hausse de 10% de la rémunération pour les établissements pratiquant l'IVG. Plusieurs voix (élus socialistes, CGT, associations féministes) se sont d'ailleurs élevées ces dernières semaines contre la fermeture de centres d'IVG dans les hôpitaux d'Ile-de-France.

lessentiel.lu avec AFP

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