Au Luxembourg: «L'offensive» du ministère pour recruter des enseignants

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Au Luxembourg«L'offensive» du ministère pour recruter des enseignants

LUXEMBOURG – Le ministère de l'Éducation nationale fait face à des difficultés pour recruter, et lance donc des initiatives pour ça. L'Uni sortira deux fois plus d'enseignants par an.

Cette semaine, 11 513 enseignants reprennent le chemin de l'école publique, 6 510 dans le fondamental et 5 003 dans le secondaire. Un nombre «suffisant» grâce «au programme lancé en 2018 pour recruter des personnes de qualité qui avaient envie d'enseigner», pour le moment, estime le ministre DP de l'Éducation nationale, Claude Meisch. Son ministère n'en reste pas moins confronté à des difficultés de recrutement, comme la plupart des branches au Luxembourg et ailleurs. Et lance donc «une offensive sur le recrutement, mais aussi la formation des enseignants», explique Claude Meisch.

«Le fait que les difficultés soient généralisées n'est pas une excuse. On peut faire quelque chose», poursuit le ministre. Qui met en avant une convention récemment signée avec l'Université de Luxembourg. «L'État mettra 12 millions d'euros supplémentaires sur la table pour l'Université. En contrepartie, l'Uni va doubler le nombre d'enseignants formés pour le fondamental, le passant d'un peu moins de 100 diplômés aujourd'hui à un minimum de 180 diplômés par année».

Une année de formation

L'Uni va aussi lancer une deuxième formation, un bachelor «qui va s'adresser à des diplômés qui ont déjà un autre bachelor par exemple en pédagogie, en sociologie… Des branches assez proches de la réalité du travail d'un enseignant. Là, dans une année complètement académique», ils pourront se concentrer sur ce qui leur manque et obtenir «un diplôme permettant de se présenter au concours de recrutement de l'Éducation nationale».

Pour le ministre, cette méthode est «la bonne réponse» aux problèmes de recrutement dans le fondamental. «Quand on entre dans la voie pour devenir enseignant du fondamental, on n'en sort jamais, on ne peut plus rien faire d'autre après». Ce qui pourrait dissuader de jeunes bacheliers de se lancer dans cette branche. «Il faut ouvrir des voies supplémentaires pour devenir enseignants. Demander à un jeune de 18 ou 19 ans de se concentrer sur ça et d'oublier toutes les autres options, c'est beaucoup demander». Un gâchis alors que «notre expérience de recrutement de ces dernières années, nous a montré que des pédagogues, des sociologues qui ont un bachelor sont absolument prêts à se lancer à 22, 23 ans».

(jw)

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