Bahreïn – L'opposition présente ses exigences

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BahreïnL'opposition présente ses exigences

«Le gouvernement qui n'a pas pu protéger son peuple doit démissionner», a déclaré le chef du principal mouvement de l'opposition chiite.

Les forces sécuritaires ont tiré sur les manifestants le 19 février à Bahreïn.

Les forces sécuritaires ont tiré sur les manifestants le 19 février à Bahreïn.

Keystone

Un haut responsable de l'opposition chiite bahreïnie a annoncé dimanche que l'amorce du dialogue politique avec le pouvoir était tributaire de la démission du gouvernement, responsable selon lui de la répression sanglante du mouvement de la contestation populaire.

«Les responsables du massacre doivent être jugés [...] L'opposition ne refuse pas le dialogue» proposé par le prince héritier cheikh Salman Ben Hamad Al-Khalifa, «mais réclame une plate- forme qui favorise le dialogue», a déclaré Abdel Jalil Khalil Ibrahim, chef du bloc parlementaire du Wefaq, principal mouvement de l'opposition chiite.

Deuil national

Le prince héritier a proposé le dialogue à l'opposition après la mort de six protestataires, tués cette semaine par la police. Il a ensuite ordonné à l'armée de se retirer de Manama et aux forces anti-émeutes de ne pas s'opposer aux manifestants, accédant à deux des revendications de l'opposition, outre la démission du gouvernement.

«Nous demandons aussi aux autorités de décréter un deuil national à la mémoire des martyrs» de la répression, a déclaré M. Ibrahim, ajoutant que la satisfaction de ces revendications témoignerait «du sérieux de l'offre de dialogue».

Nuit calme

Dans la rue, des centaines de protestataires bahreïnis ont passé une nuit sans encombres sur la place de la Perle, dans le centre de Manama, reconquise après le retrait samedi de l'armée et de la police. Dans les nombreuses tentes dressées à la hâte samedi soir sur la place, certains dorment encore en milieu de matinée alors que d'autres somnolent.

Les protestataires attendaient également le renfort de travailleurs qui observaient dimanche une grève à l'appel de leur syndicat, notamment dans l'enseignement.

(L'essentiel Online/ats)

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