Soulèvement en Egypte – L'opposition rejette toute négociation

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Soulèvement en ÉgypteL'opposition rejette toute négociation

La situation évolue d'heure en heure en Égypte. L'opposition s'est déclarée opposée à toute négociation avant la démission du président Moubarak.

Alors que l'opposition annonce rejeter toute négociation avant le départ du président égyptien, des partisans d'Hosni Moubarak ont franchi peu avant midi jeudi le cordon formé par l'armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir, dans le centre du Caire. Les dirigeants des cinq plus grands pays européens (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne) ont pour leur part réclamé jeudi que le processus de transition en Égypte commence «dès maintenant» et condamné «tous ceux qui utilisent ou encouragent la violence», dans une déclaration commune.

«Nous observons la dégradation de la situation en Égypte avec une extrême préoccupation», écrivent les dirigeants français Nicolas Sarkozy, allemand Angela Merkel, italien Silvio Berlusconi, britannique David Cameron et espagnol José-Luis Zapatero dans ce texte communiqué par l'Elysée. «Les Égyptiens doivent pouvoir exercer librement et pacifiquement leur droit de manifester et bénéficier de la protection des forces de sécurité. Les agressions contre les journalistes sont totalement inacceptables», disent-ils.

65 millions d'euros de perte liée à la coupure d'Internet

«Nous condamnons tous ceux qui utilisent ou encouragent la violence, qui ne fera qu'aggraver la crise politique que traverse l'Égypte. Seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l'Égypte doit faire face aujourd'hui. Ce processus de transition doit commencer dès maintenant», conclut le texte. La situation en Egypte devrait être le point central d'un sommet européen qui se tient vendredi à Bruxelles.

La coupure d'Internet pendant cinq jours par le gouvernement égyptien devrait avoir coûté à l'Égypte 90 millions de dollars (65 millions d'euros), et son impact pourrait être encore plus important sur le long terme, selon une première estimation publiée jeudi par l'OCDE.
«Les services bloqués (les télécommunications et Internet) représentent environ 3% à 4% du produit intérieur brut (PIB), soit une perte de 18 millions de dollars par jour», indique l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un bref communiqué.

Connexion rétablie après cinq jours

L'impact sur le long terme peut être plus important, car cette mesure a frappé des sociétés high-tech locales et internationales qui fournissent des services également en dehors de l'Égypte, souligne l'organisation, dont le siège est à Paris. «Ce sera beaucoup plus difficile à l'avenir d'attirer des entreprises étrangères et de leur assurer que les réseaux resteront fiables», alors que «jusqu'ici, attirer ces sociétés a été une stratégie clé du gouvernement» égyptien, estime l'OCDE.

L'accès à Internet a été au moins en partie rétabli mercredi au Caire, après plus de cinq jours de coupure forcée mise en place par le gouvernement du président Hosni Moubarak, confronté à une contestation sans précédent en près de 30 ans de pouvoir.

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