Education au Luxembourg – L'orientation des élèves commencera plus tôt

Publié

Éducation au LuxembourgL'orientation des élèves commencera plus tôt

LUXEMBOURG - Un projet de loi, examiné ce mercredi en commission, va modifier les modalités d'orientation des élèves entre l'école fondamentale et secondaire.

La réforme doit apporter plus de transparence dans l'orientation des enfants.

La réforme doit apporter plus de transparence dans l'orientation des enfants.

AFP

Plus de transparence et plus d'implication de la part des parents. C'est l'objectif du projet de loi que les députés ont examiné mercredi au sein de la commission de l'Éducation. Dès la rentrée prochaine, un nouveau système d'orientation sera mis en place entre l'école fondamentale et l'école secondaire.

La procédure d'orientation, qui mènera l'enfant dans le général ou dans le technique, se fera plus tôt dans le parcours scolaire. Elle sera évoquée lors d'entretiens individuels dès le cycle 4.1, soit lors des deux dernières années de l'enseignement fondamental. Un dossier sera constitué pour chaque enfant, reprenant ses forces et ses faiblesses.

L'examen de recours aboli

La décision sera ensuite prise à la fin du cycle 4.2, à l'âge de 12 ans. Actuellement, le choix de l'orientation est obligatoirement soumis au conseil d'orientation. À l'avenir, ce conseil de classe ne tranchera qu'en cas de désaccord entre les parents et les enseignants, c'est-à-dire dans 15% des cas. «Les parents auront une image plus complète des compétences de leur enfant. Outre les enseignants, ils auront aussi la possibilité de rencontrer les psychologues et le proviseur», explique Gilles Baum, rapporteur du projet de loi.

Autre changement: l'examen de recours n'existera plus. Actuellement, celui-ci est organisé lorsque les parents et le conseil d'orientation ne parviennent pas à tomber d'accord. L'élève peut alors passer des examens et être dirigé vers la filière qu'il vise. Seuls 3 à 5% des élèves réussissent le test. Désormais, en cas de désaccord de la décision finale, les parents devront saisir le tribunal administratif.

Accès plus large au concours de professeur

Les députés ont aussi planché sur le projet de loi concernant le concours de professeur de l'enseignement secondaire. Celui-ci va être accessible à un plus grand nombre. Actuellement, un candidat doit présenter un diplôme dans la matière qu’il souhaite enseigner. Désormais, seul un lien avec la spécialité sera requis.

«Aujourd'hui, un étudiant qui a un bac en physique et un master en mécanique ne peut pas enseigner la physique parce qu'il n'a pas le master dans cette matière. Désormais, il lui sera possible de postuler pour être professeur de physique», donne comme exemple Gilles Baum. De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch, assure que ce changement «n’aura pas d’impact sur la qualité de l’enseignement».

(jd/L'essentiel)

Ton opinion