Sommet à Bruxelles – L'UE se prépare à vivre à 27 avant le Brexit

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Sommet à BruxellesL'UE se prépare à vivre à 27 avant le Brexit

Les dirigeants européens se retrouvent jeudi, à Bruxelles. Le Royaume-Uni ne sera pas présent lors de cette ultime réunion de travail.

Theresa May, la Première ministre britannique, sera la grande absente du dîner de travail consacré dans la soirée au Brexit.

Theresa May, la Première ministre britannique, sera la grande absente du dîner de travail consacré dans la soirée au Brexit.

AFP

Encore sous le choc du divorce à venir avec un État membre, sans précédent, les dirigeants européens se retrouvent jeudi à Bruxelles. Ils se réuniront d'abord à 28 puis sans le Royaume-Uni, pour leur dernier sommet de 2016, «annus horribilis» dans l'histoire de l'UE. Signe d'une page qui se tourne, la Première ministre britannique, Theresa May, sera la grande absente du dîner de travail consacré dans la soirée au Brexit, une réunion «informelle» à 27 comme cela en devient l'habitude lors des sommets européens depuis le référendum britannique.

Ce sommet, réduit à une seule journée, se déroulera en deux temps: un déjeuner et une session de travail, avec au menu la crise migratoire et le pacte UE-Turquie, la défense européenne, l'Ukraine et la Syrie, puis le dîner à 27, dont sera privée Theresa May. Londres n'en fait cependant pas tout un plat: «Ceux qui restent dans l'UE ont besoin de discuter de la manière dont ils vont gérer la procédure de départ. C'est raisonnable. Nous nous y attendons», a commenté la porte-parole de Mme May.

Pas de Brexit «à la carte»

Lors de leur dîner, les 27 chefs d’État et de gouvernement devraient s'entendre sur un texte prônant «l'ouverture le plus rapidement possible des négociations» avec Londres, une fois officiellement enclenché le processus de sortie du Royaume-Uni de l'UE, a précisé une source européenne. Le gouvernement conservateur de Theresa May, qui reste encore flou sur sa stratégie, a promis d'entamer la procédure de divorce d'ici le 31 mars 2017.

Selon la source européenne, le négociateur en chef de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, «sera en première ligne, en coordination avec les États membres» tout au long des négociations, censées être bouclées d'ici à octobre 2018. Du côté de Bruxelles, en tout cas, on refuse de laisser aux Britanniques le choix d'un Brexit «à la carte». Les 27 se veulent fermes sur le futur accès au marché unique, s'opposant à ce que Londres puisse en bénéficier s'il ne respecte pas le principe de libre circulation des personnes, en particulier de la main-d’œuvre d'Europe de l'Est.

Casse-tête russo-ukrainien

En attendant la notification britannique, les dirigeants européens vont s'attacher à traiter des contentieux qui divisent l'UE, en particulier face à la Russie, au moment où le président élu américain Donald Trump préconise une politique de détente envers Moscou. Ainsi, concernant le conflit ukrainien, malgré les réserves de l'Italie, ils devraient recommander la prolongation des lourdes sanctions économiques, qui visent les secteurs bancaire, du pétrole ou de la défense russes, décrétées à l'été 2014.

De fait, la question ukrainienne promet d'être un casse-tête. Le gouvernement de La Haye peine en effet à trouver un compromis sur l'accord entre l'UE et l'Ukraine, rejeté par les Néerlandais lors d'un référendum consultatif en avril dernier. Les Pays-Bas sont le seul membre de l'UE à ne pas avoir ratifié cet accord et le premier ministre, Mark Rutte, s'efforce laborieusement de trouver une manière de l'amender alors que sa coalition gouvernementale ne dispose pas d'une majorité au sénat.

De la Syrie, et de la chute d'Alep-Est, il sera aussi question, mais il est improbable que des sanctions contre la Russie, allié indéfectible de Damas, soient à l'ordre du jour.

(L'essentiel/AFP)

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