Aux Etats-Unis – L'un des deux évadés a été tué par la police

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Aux États-UnisL'un des deux évadés a été tué par la police

L'un des deux meurtriers américains en cavale depuis le 6 juin dans l’État de New York a été tué vendredi par les forces de l'ordre. Le second court toujours.

Richard Matt, 49 ans, qui était armé, a été tué par la police près d'une cabane dans le secteur de Milone, dans le nord de l'Etat de New York. «Il avait été interpellé verbalement, et a été tué quand il n'a pas obtempéré», a précisé le chef de la police de l'Etat de New York Joseph D'Amico lors d'une conférence de presse tard vendredi. Il a précisé que le fugitif n'avait pas tiré sur la police. Celle-ci s'était rendue jusqu'à la cabane, après qu'un particulier eut signalé que quelqu'un avait tiré sur sa remorque. En arrivant, la police a senti une odeur de poudre et quelqu'un s'était récemment enfui. Les forces de l'ordre ont ensuite perçu des mouvements à l'extérieur, et entendu quelqu'un tousser.

Le gouverneur de New York Andrew Cuomo a déclaré lors de la conférence de presse que rien ne permettait de penser que l'autre évadé, David Sweat, 35 ans, «ne se trouvait pas alors» avec son complice. «Mais nous n'avons pas non plus de confirmation qu'il était là», a-t-il concédé. M. D'Amico a précisé que les recherches se poursuivaient dans ce secteur.

Des lames de scie cachées dans de la viande

Les deux hommes s'étaient échappés en découpant à la scie les murs de leurs cellules respectives, puis en empruntant un dédale de tunnels et de canalisations, jusqu'à une bouche d'égout en dehors de la prison. Deux employés de la prison ont depuis été arrêtés. Joyce Mitchell, 51 ans, qui surveillait l'atelier de façonnage de la prison avait notamment caché des lames de scie et des mèches de perceuses dans de la viande crue de hamburgers, qu'elle avait congelée avec les outils à l'intérieur. Elle avait ensuite demandé à un second surveillant, Gene Palmer, 57 ans, d'apporter la viande aux condamnés, qui pouvaient cuisiner leurs repas dans la prison.

M. Palmer est aussi accusé d'avoir accepté des peintures des fugitifs, auquel il avait prêté à quatre reprises un tournevis et une pince à bec. Il avait récemment brûlé certaines de ces peintures, et cherché à en enterrer d'autres.

(L'essentiel/AFP)

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