Accord européen – L'union bancaire prend forme peu à peu
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Accord européenL'union bancaire prend forme peu à peu

Les deux principaux piliers de l'union bancaire - afin de gérer les faillites des banques - sont désormais en place, mais les ministres planchent déjà sur les prochaines étapes...

Michel Barnier tente de mettre en place ce mécanisme au sein de l'UE.

Michel Barnier tente de mettre en place ce mécanisme au sein de l'UE.

AFP

Les Européens sont parvenus difficilement fin mars à un accord sur le mécanisme unique chargé de gérer la faillite ordonnée des banques de la zone euro. Il a été salué comme un «grand pas en avant» pour empêcher que les crises bancaires pèsent sur les finances publiques, et donc sur les contribuables européens.

Ce mécanisme, présenté comme le «second pilier» de l'union bancaire après la supervision unique des banques de la zone euro confiée à la Banque centrale européenne, n'est cependant pas la toute dernière étape de ce processus complexe. Les ministres des 28, réunis mardi et mercredi à Athènes, ont eu un premier échange de vues sur deux sujets qui ne seront véritablement discutés qu'à la fin de l'année: la séparation des risques au sein des banques et la recherche de nouvelles sources de financement à long terme pour l'économie. Le mécanisme de faillite ordonnée des banques ne suffira pas, a averti récemment l'ONG Finance Watch, pour laquelle, «en pratique, la présence de banques trop grandes pour faire faillite, trop complexes et trop interdépendantes, est fatale à la crédibilité du mécanisme».

En particulier, souligne l'ONG, les 55 milliards d'euros du fonds qui va servir à payer les faillites bancaires sont une goutte d'eau par rapport aux actifs des banques de la zone euro, qui sont 500 fois supérieurs. Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, a reconnu mercredi que les plus grandes banques européennes «ont un bilan équivalent au PIB du pays où elles se trouvent». Pour réduire les risques, il a fait en janvier une proposition sur la séparation des activités bancaires à risque, qui s'appliquerait à une trentaine de grandes banques de la zone euro.

(L'essentiel/AFP)

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