Spectacle inédit – L'univers de The Weeknd transposé au Super Bowl

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Spectacle inéditL'univers de The Weeknd transposé au Super Bowl

Le chanteur The Weeknd a transposé l'univers visuel étrange de son dernier album au Super Bowl, avec plus de cent danseurs au visage couvert, lors du concert de la mi-temps.

Abel Tesfaye, de son vrai nom, avait investi pas moins de 7 millions de dollars sur ses fonds personnels pour «faire de ce spectacle de la mi-temps ce qu'il avait en tête», selon son manager, Wassim Slaiby, interrogé par le site du magazine Billboard. Le résultat a sans doute été le show le plus abouti de l'histoire de cette grand-messe en termes d'utilisation de l'espace, de la vidéo et des caméras. Une prestation résolument orientée vers les téléspectateurs, peut-être davantage que les fans présents dans le Raymond James Stadium, à la jauge réduite (25 000 contre 65 000 habituellement) pour cause de pandémie.

Ses prédécesseurs, parmi lesquels Prince, Michael Jackson et Beyoncé, avaient mis en scène leur spectacle comme un mini-concert géant, mais le chanteur de 30 ans en a fait une séquence d'une sophistication esthétique hors norme, digne d'un clip vidéo. Il a ainsi démarré le spectacle dans un décor rappelant la vidéo de «Blinding Lights», avec faux immeubles, néons à gogo, et la voiture décapotable qu'il conduit dans le clip, suspendue en l'air. Parti du haut d'une tribune, il s'est ensuite appuyé sur une chorale de près de cent chanteurs vêtue d'une aube d'inspiration religieuse, façon gospel. La tribune s'est ensuite ouverte en son milieu, pour dévoiler The Weeknd, dans un halo de lumière.

Visage maquillé

Une fois sur le gazon, il a lancé «Blinding Lights», entouré de plus de cent danseurs habillés comme lui, recouverts de bandages sur le visage. Ces bandes blanches font partie de l'univers de «After Hours» et lui-même en a porté lors d'une apparition publique. Elles sont une référence à la culture de l'apparence, qui passe par la chirurgie esthétique. Dans «Save Your Tears», The Weeknd apparaît le visage maquillé pour laisser croire qu'il est passé sous le bistouri, ce qui n'est pas le cas. La prestation s'est achevée sur un feu d'artifice tiré autour du stade, point d'orgue traditionnel du spectacle de la mi-temps.

(L'essentiel / AFP)

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