Plan de licenciement – L'usine PSA de Metz-Borny est inquiète
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Plan de licenciementL'usine PSA de Metz-Borny est inquiète

METZ - Les syndicats des sites Peugeot-Citroën de Metz et Mulhouse se disent jeudi inquiets pour l'avenir de ces usines, après l'annonce de fermeture du site d'Aulnay en 2014 et les 8 000 emplois sur la sellette.

«La fermeture en France d'une usine terminale touche quoiqu'il arrive les usines de fabrication», a réagi dans un communiqué la CGT de l'usine Metz-Borny (2 000 salariés) qui produit la moitié des boîtes de vitesses du groupe automobile.

Pour Metz-Borny, «les commandes pour le Mercosur (NDLR: communauté économique regroupant dix pays d'Amérique du Sud) ne sont pas au beau fixe et les envois de boîtes de vitesses en pièces détachées à destination de l'Iran sont tombés à zéro depuis le début de l'année pour des raisons géopolitiques et financières», a précisé le syndicat qui appelle à un rassemblement vendredi devant le site. PSA a gelé ses livraisons en Iran en raison du renforcement des sanctions imposées par l'ONU au régime de Téhéran. Ce pays était son premier débouché à l'exportation avec 458 000 véhicules écoulés (sur un total de 3,5 millions) en 2011. L'usine PSA de Metz-Borny est en activité depuis 1969. Premier employeur privé de l'agglomération messine, elle produit quotidiennement quelque 6 000 boîtes de vitesses.

«On est toujours inquiets quand des fermetures de sites sont annoncées. On fait partie d'un groupe, quand ça va mal quelque part, ça va mal partout», a pour sa part expliqué Robert Calvet, délégué syndical CFDT du site de Mulhouse. L'usine créée en 1961, qui emploie 8 250 salariés, produit des 206+ et 208 pour Peugeot et des C4 et DS4 pour Citroën. S'il n'est «pas trop inquiet concernant la charge de travail de l'usine car sur les lignes de montage, on a une visibilité assez bonne», il a estimé que la direction «navigue à vue dans les secteurs de la mécanique/métallurgie. Si demain on doit faire des économies, ce sera peut-être sur ces secteurs». Il a également regretté l'abandon récent du projet de coentreprise avec BMW dans les véhicules hybrides. «C'était une opportunité de reclassement pour les salariés avec 250 embauches dans un secteur qui a de l'avenir», a estimé M. Calvet.

(L'essentiel Online/AFP)

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