Gel des avoirs – La Belgique saisit un immeuble des Ben Ali

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Gel des avoirsLa Belgique saisit un immeuble des Ben Ali

La justice belge a saisi plusieurs comptes en banque de proches de l'ex-président tunisien Z et procédera avant la fin de la semaine à la saisie d'un immeuble à Bruxelles.

«Deux informations judiciaires ont été ouvertes sur des soupçons de blanchiment d'argent de la corruption en Tunisie. Nous avons procédé à titre conservatoire à la saisie de comptes bancaires et un bien immobilier à Bruxelles sera saisi aujourd'hui (jeudi) ou demain», a déclaré en fin de matinée la substitut du procureur de Bruxelles, Laure du Castillon. La responsable du parquet n'a pas souhaité préciser à ce stade les identités des personnes visées.

Les sommes en jeu «ne sont pas négligeables mais il ne s'agit pas non plus de centaines de millions d'euros», a expliqué Mme du Castillon. «La Belgique n'est pas l'Eldorado du clan Ben Ali», mais la justice vérifie si des fonds issus de la corruption n'y ont pas été blanchis, comme dans d'autres pays, par l'intermédiaire de sociétés écran, a-t-elle expliqué.

Gels tous azimuts

La justice française a saisi mardi un avion privé appartenant à la famille Ben Ali, tandis que la Suisse a décidé de geler le 19 janvier pour une durée de trois ans les avoirs que le président tunisien déchu pourrait détenir dans la Confédération, qui s'élèveraient à plusieurs millions de francs suisses. Les enquêtes belges ont été ouvertes à la suite des informations transmises par la cellule belge de lutte contre la fraude, qui a sondé des banques, des assureurs et une vingtaine d'autres secteurs économiques qui sont tenus d'effectuer des contrôles sur les biens détenus en Belgique par des chefs d'États étrangers. «Il est possible que tout le monde ne suivait pas correctement les procédures de contrôles», a expliqué Mme du Castillon.

L'Union européenne a décidé lundi de geler les avoirs de l'ex-président tunisien et de son épouse, le couple faisant l'objet d'une enquête judiciaire des autorités tunisiennes pour «détournement de biens immobiliers et mobiliers, ouverture de comptes bancaires et détention d'avoirs financiers dans plusieurs pays dans le cadre d'opération de blanchiment d'argent».

(L'essentiel Online/AFP)

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