Nationalité luxembourgeoise – «La binationalité est une bonne solution»

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Nationalité luxembourgeoise«La binationalité est une bonne solution»

LUXEMBOURG - L'historien luxembourgeois Denis Scuto, 47 ans, a écrit un livre sur la nationalité luxembourgeoise.

Denis Scuto, ancien footballeur de l'équipe nationale et de la Jeunesse, est historien.

Denis Scuto, ancien footballeur de l'équipe nationale et de la Jeunesse, est historien.

Editpress

L'essentiel: Comment définir le sentiment d'appartenance à la nation luxembourgeoise?

Denis Scuto (historien à l'Université du Luxembourg et à l'Université libre de Bruxelles): Celui-ci diffère d'une personne à l'autre. L'identité nationale n'existe pas vraiment sur des critères objectifs. Auparavant, les États-nations parvenaient à susciter un sentiment d'appartenance national aussi fort que le religieux. Aujourd'hui, cette notion est latente. Être luxembourgeois tient avant tout du lien juridique.

La binationalité est-elle compatible avec ce sentiment d'appartenance?

C'est une bonne solution. Une personne peut être attachée à son pays d'accueil, en l'occurrence le Luxembourg, sans pour autant trahir son pays d'origine.

Et le droit du sol au Luxembourg?

Le Grand-Duché reconnaît le droit du sang et le double droit du sol. Cela signifie qu'un enfant peut devenir luxembourgeois à partir du moment où un de ses parents est né au Luxembourg. Mais il y a également des possibilités de naturalisation...

La loi de 2008 a-t-elle simplifié l‘accès à la nationalité luxembourgeoise?

Oui et non. D'un côté la procédure est simplifiée, gratuite et ouverte à plus de personnes. De l'autre, le test de langue est très compliqué. Souhaite-t-on vraiment prendre en compte les réalités migratoires ou favorise-t-on les crispations identitaires? C'est toute la question...

Recueilli par Thomas Holzer

Plus d'infos

«La nationalité luxembourgeoise». Denis Scuto. Éditions de l'Université de Bruxelles. 30 euros.

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