La bourse toujours pas transparente

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La bourse toujours pas transparente

Le développement des «dark pools», des systèmes de négociation où les investisseurs passent des ordres dans l'anonymat et sans dévoiler le montant des opérations, inquiète les autorités de régulation.

Les "dark pools" ne sont pas une nouveauté pour les investisseurs, il ssont en place depuis une dizaine d'années.

Les "dark pools" ne sont pas une nouveauté pour les investisseurs, il ssont en place depuis une dizaine d'années.

afp

La crise aidant, les autorités de régulation avaient fait leur cheval de bataille de la transparence. Et pourtant... Une douzaine de prestataires - Bourses traditionnelles, plateformes alternatives ou banques d'investissement - offrent en Europe ce service en plein développement des «dark pools».

En place depuis une dizaine d'années, ces systèmes de négociation ont connu un essor à la faveur de la directive européenne sur les Marchés d'instruments financiers (MIF) qui a brisé fin 2007 le monopole dont bénéficiaient jusqu'alors les Bourses traditionnelles.

Un moyen de ne plus "fragmenter"

Les "dark pools" répondent à "un besoin de passer des ordres de taille importante sans que cela ne décale le marché" (pas de variation de cours, ndlr) et qui plus est anonymement, explique Jean de Castries, d'Equinox Consulting.

Jusqu'ici, pour passer un ordre de taille importante le plus discrètement possible, de façon à éviter une hausse des cours, il fallait souvent le "fragmenter", parfois sur plusieurs jours. Ce qui revenait plus cher à l'investisseur et les fuites d'information étaient favorisées.

Mais, la discrétion offerte par les "dark pools" est devenu un atout décisif avec l'évolution de la structure du marché: la taille moyenne d'une transaction en Europe ne cesse de décliner et est même tombée en-dessous de 10 000 euros, "du jamais vu", explique Lee Hodgkinson, PDG de Smartpool. Si cette activité représente environ 5% des volumes en Europe selon Equinox Consulting, elle atteint aux États-Unis 15% des volumes.

lessentiel.lu avec AFP

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