Attentats en Catalogne – La cellule aurait fabriqué 100 kilos d'explosifs
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Attentats en CatalogneLa cellule aurait fabriqué 100 kilos d'explosifs

La cellule responsable des attentats à Barcelone et Cambrils, qui ont fait 16 morts, voulait utiliser 100 kilos de TATP répartis dans trois camionnettes pour mener ses attentats.

(FILES) This file photo taken on August 18, 2017 shows the van that ploughed into the crowd, killing at least 13 people and injuring around 100 others,  towed away from the Rambla in Barcelona on August 18, 2017.
The jihadist attacks that struck Madrid and Barcelona were 13 years apart, but the two Spanish cities reacted exactly the same way: determined to get back to normality as quickly as possible. Madrid remains to this day the scene of Europe's deadliest ever jihadist attack, when Al Qaeda-inspired extremists planted a dozen bombs on commuter trains in March 2004, killing 191 people.

 / AFP PHOTO / Josep LAGO

(FILES) This file photo taken on August 18, 2017 shows the van that ploughed into the crowd, killing at least 13 people and injuring around 100 others, towed away from the Rambla in Barcelona on August 18, 2017.
The jihadist attacks that struck Madrid and Barcelona were 13 years apart, but the two Spanish cities reacted exactly the same way: determined to get back to normality as quickly as possible. Madrid remains to this day the scene of Europe's deadliest ever jihadist attack, when Al Qaeda-inspired extremists planted a dozen bombs on commuter trains in March 2004, killing 191 people.

/ AFP PHOTO / Josep LAGO

AFP/Josep Lago

Selon le quotidien catalan El Periodico de Catalunya, c'est ce qu'aurait expliqué à la justice Mohamed Houli Chemlal, seul survivant de l'explosion de la maison où la cellule confectionnait des explosifs, à Alcanar (200 kilomètres au sud-ouest de Barcelone). Interrogé par la presse, le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido a refusé de confirmer l'information, couverte par le secret de l'instruction.

Selon son récit au juge en charge du dossier mentionné par le quotidien, l'explosion s'est produite quand les membres de la cellule présents dans la maison avaient atteint la phase finale, de séchage, de préparation de l'explosif, qu'ils voulaient répartir dans 20 sacs de cinq kilos répartis dans trois véhicules pour les faire exploser à proximité de monuments. Cela représenterait une quantité beaucoup plus importante que celles saisies habituellement par les forces de police en Europe dans le cadre d'opérations antiterroristes, qui dépassent rarement quelques kilos.

Plus de 100 bobonnes de butane

Après les attentats suicide à l'aéroport de Bruxelles en mars 2016, les enquêteurs avaient retrouvé 15 kilos de cet explosif instable en perquisitionnant un appartement. Le TATP (tripéroxyde de triacétone), surnommé la «mère de Satan», est prisé des jihadistes du groupe État islamique, car il peut être fabriqué à partir d'ingrédients trouvables dans le commerce. Il avait été utilisé entre autres lors des attentats de Paris en novembre 2015, de Bruxelles en mars 2016 ou de Manchester en mai 2017.

Dans la villa détruite, «le sol du premier étage était totalement occupé par la substance en cours de séchage», selon le quotidien. Les enquêteurs y avaient retrouvé plus de 100 bobonnes de butane, mais ne savent toujours pas ce que la cellule dirigée par l'imam Abdelbaki Es Satty, mort dans l'explosion, comptait en faire, selon le quotidien.

Les 17 et 18 août, le double attentat à Barcelone et Cambrils à l'aide de véhicules-béliers, revendiqué par l'EI, avait fait 16 morts et plus de 120 blessés. Huit membres de la cellule soupçonnée d'avoir commis ces attentats sont morts. Deux hommes - dont Mohamed Houli Chemlal - sont en détention provisoire en attendant d'être jugés à Madrid, et deux autres en liberté surveillée.

(L'essentiel/AFP)

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