En Europe – La concurrence va pouvoir débarquer sur le rail

Publié

En EuropeLa concurrence va pouvoir débarquer sur le rail

Le Parlement européen a entériné mercredi le «quatrième paquet ferroviaire» de l'UE, qui ouvre la voie à une ouverture progressive du marché à la concurrence.

Pour les services commerciaux de transport de passagers, les nouveaux entrants pourront opérer à partir de 2020.

Pour les services commerciaux de transport de passagers, les nouveaux entrants pourront opérer à partir de 2020.

Editpress/Jean-Claude Ernst

Décrié par une partie des eurodéputés, le texte faisait l'objet de plusieurs motions de rejets déposées séparément par les Verts, l'extrême gauche (GUE), les europhobes d'ELDD ou le groupe de Marine Le Pen (ENL). Une manifestation de cheminots européens, rassemblant 500 personnes selon les organisateurs, s'étaient tenue la veille devant le Parlement, dans un dernier sursaut pour s'opposer à un «projet toxique pour le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots», selon la CGT française.

«Nous parlons d'une nouvelle ouverture du marché du chemin de fer européen. Une étape supplémentaire. Il n'y aura pas d'ouverture complète du marché malgré cette quatrième proposition», avait résumé lors d'un débat, lundi soir, un des rapporteurs sur le sujet, l'eurodéputé Wim van de Camp (PPE, droite). Les usagers du rail vont bénéficier «de meilleurs services à des prix plus bas grâce à une concurrence accrue», a-t-il souligné dans un communiqué.

Appels d'offres à partir de 2023

Un accord politique avait été trouvé entre les négociateurs du Parlement et du Conseil (instance regroupant les États membres) en avril, environ trois ans après que la Commission a mis sa proposition sur la table en 2013. Pour les services commerciaux de transport de passagers, les nouveaux entrants pourront opérer à partir de 2020.

Puis, à partir de 2023, les autorités devront procéder à des appels d'offres ouverts à toutes les entreprises ferroviaires de l'UE pour les contrats de service public. La nouvelle réglementation précise également les règles d'indépendance des gestionnaires d'infrastructures, qui devront octroyer un accès non discriminatoire aux opérateurs ferroviaires et éviter les conflits d'intérêts.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion